XV de France : Maxime Machenaud donne la solution pour battre l’Angleterre

Le XV de France recevra le XV de la rose samedi dans un crunch qui s’annonce bouillant.

Les bleus feront offices d’outsider face à la deuxième nation mondiale. Mais les joueurs y croient et nous réservent peut être un bel exploit. Maxime Machenaud, buteur du XV de France s’est exprimé au micro de l’équipe. Il estime qu’il faudra marquer à chaque occasion pour espérer exister face à l’Angleterre.

«En quoi ce match contre l’Angleterre est particulier ?

C’est un adversaire particulier, tout simplement. Dès que je suis arrivé en équipe de France, on parlait toujours de ces France-Angleterre. On a cette culture de la rivalité avec cet adversaire. Ce sont des joueurs différents de nous dans leur approche du rugby.

Différents en quoi ?

J’ai très peu joué avec des Anglais mais ce sont des joueurs qui sont assez sûrs d’eux quand on les affronte. Je les ai souvent joués en Coupe d’Europe avec le Racing 92, ce sont toujours des matches particuliers, ce sont des joueurs qu’on apprécie en dehors du terrain mais sur le terrain… C’est toujours une grosse rivalité et ils sont tellement sûrs d’eux que ça peut agacer.

Ils sont agaçants parce qu’ils gagnent ?

Oui aussi (sourire). Ce sont les meilleurs en Europe donc ça donne encore plus envie de rivaliser et de les détester. À nous de renverser cette tendance contre eux et de gagner enfin.

«Si on les bat, on passe devant eux au classement…»

Vous restez sur une victoire contre l’Italie, eux sur une défaite en Ecosse. Est-ce que ça change quelque chose ?

Mine de rien, si on les bat, on passe devant eux au classement… Pour nous, c’était une obligation de battre l’Italie, ça fait du bien mais c’est tout autre chose qui nous attend et ce n’est pas le moment de se relâcher. Les Anglais veulent gagner le Tournoi, ils n’ont plus le droit à l’erreur, vont finir contre l’Irlande donc ils ont la pression. Même si ce sont parfois des machines, ils restent humains. À nous de les mettre sous pression et de rivaliser.

Est-ce que vous pouvez vous inspirer de ce qu’on fait les Ecossais qui ont mis beaucoup de vitesse et leur ont pourri la vie dans les rucks ?

Ils ont mis une énorme intensité devant… De toute façon, contre les Anglais, si vous ne rivalisez pas devant, vous êtes mort. Il faut ralentir leurs ballons, casser leurs mouvements et surtout ne pas les regarder jouer car ils ont tellement d’automatismes. Les Ecossais ont été très bons dans ce domaine et ils ont aussi été très opportunistes en début de partie avec un peu de chance sur le premier essai, une remontée de 80m sur le deuxième et un exploit personnel. Ils ont fait le match parfait, on va essayer de faire pareil. La clé pour nous, c’est d’avoir le ballon et d’éviter de défendre 80 minutes comme contre les Irlandais.

De votre côté, il faudra être plus précis…

C’est vrai qu’on a été très faibles près des lignes contre l’Italie. On a perdu beaucoup de ballons alors qu’on se créait des occasions. On aurait pu se mettre à l’abri beaucoup tôt. Samedi, il faut qu’individuellement on soit plus précis, plus concentré pour garder ce ballon et l’amener dans les 22 mètres adverses. Contre les Anglais, on va avoir très peu d’occasions et il faudra marquer à chaque fois pour exister. On sait qu’ils sont souvent à la limite dans les rucks et qu’ils sont souvent pénalisés donc ça peut nous permettre de marquer des points.

Crédit photo : AFP

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