TRANSFERT : Et si Thierry Dusautoir…

Véritable légende du rugby français, Thierry Dusautoir a aujourd’hui 35 ans et s’interroge sur avenir en tant que rugbyman professionnel.

En fin de contrat à l’issue de la saison, l’ancien capitaine du XV de France n’a pas encore pris sa décision. Thierry Dusautoir s’est exprimé pour rugbyrama quant à son avenir, et nul doute que le joueur pourrait décider de continuer.

Extrait : 

« je n’ai pas encore décidé de ce que j’allais faire à l’issue de mon contrat. En tout état de cause, je veux profiter au maximum de cette saison. Elle est peut être la dernière, peut être pas. Mais je ne veux pas prendre une décision par défaut. Rien ne me pousse à le faire. Je veux jouer si j’ai l’envie, la santé, si c’est du bonus. J’ai déjà anticipé ma reconversion, je n’ai pas de pression à ce niveau-là. J’ai démarré une aventure entrepreneuriale en 2005 avec une société d’envoi de SMS pour professionnels qui est basée à Nice et je développe depuis deux ans une société d’import-export de produits alimentaires. C’est intéressant d’avoir ces projets : après ma carrière, ça ne sera pas le vide intersidéral. J’ai des dossiers motivants, des défis à relever. C’est important. Le contraire serait la pire des choses.  Au club, ils savent quel est mon état d’esprit. J’avance tranquillement. Peut être Grégory Lamboley et Pato (Albacete) avaient-ils demandé des réponses mais ce n’est pas mon cas. Je n’ai pas mis de pression particulière. Si je venais à décider de continuer et si pour une raison ou une autre, ce n’était pas envisageable au Stade toulousain, alors je l’accepterais. Là, je ne peux pas m’engager ou engager une discussion alors que ma décision n’est pas arrêtée. »

La fin de votre carrière internationale influence-t-elle votre réflexion ?  

« C’est certain que j’ai davantage de temps pour récupérer. Mentalement, cela compte aussi surtout quand tu es capitaine, une fonction qui demande énormément d’énergie. C’est très intense : il faut donner au club, à l’équipe de France. Ne plus être en équipe de France, cela signifie ne plus représenter ton pays, ne plus évoluer au plus haut niveau. Mais c’était une décision nécessaire pour espérer en profiter. »

Avez-vous fixé une date limite pour prendre votre décision ?

« Non. C’est un choix qui n’est pas facile. Est-ce que je pousse le rêve encore un peu plus loin ou est-ce que j’estime que j’ai pris assez de coups et qu’il est temps que je prenne du recul ? Cela ne peut pas être une décision par défaut, cela doit rester un choix mûrement réfléchi pour ne pas avoir à le regretter aussi bien en cas d’arrêt que pour ne pas avoir à me forcer pour chaque jour, à chaque entraînement, à aller chercher mes limites. »

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