L’improbable excuse de Virimi Vakatawa sur son litige avec le Rugby Club Toulonnais !

Comme vous le savez, l’ailier du XV de France, Virimi Vakatawa a été condamné à payer une amende de 125 000 euros au Rugby Club Toulonnais pour ne pas avoir respecté un pré-contrat signé en 2013 l’engageant au RCT pour trois saisons.

Dans son édition du jour, le quotidien L’équipe revient un peu plus en détails sur cette affaire et sur la défense de l’international Français.

L’avocat de Virimi Vakatawa évoque ainsi une excuse assez rocambolesque pour justifier la défaite de son joueur au tribunal de Boulogne. Extrait:

« Au mois de juin dernier, M. Vakatawa a appris qu’il avait une saisie sur ses comptes sur la base d’une décision de justice dont il n’avait jamais entendu parler. »

Selon lui, son client n’a jamais reçu les diverses convocations envoyées par courrier à son domicile suite à la procédure lancée par Mourad Boudjellal. L’international Français aurait en effet déménagé sans avoir pris la précaution de faire suivre son courrier auprès de la poste. En 2015, le premier jugement a été rendu et Virimi Vakatawa ne s’inquiétait de rien puisqu’il n’était au courant de rien.

En février 2016, l’huissier a notifié une dernière fois au joueur sa sanction, à la nouvelle adresse cette fois-ci. Mais là encore, Virimi Vakatawa n’a rien fait puisqu’il était à Marcoussis avec les Bleus pour le Tournoi des Six-Nations, puis il s’est envolé dans la foulée vers Hong-Kong pour un tournoi de rugby à VII.

Après un mois sans retour du joueur, le délais d’appel a été dépassé et la sanction est donc devenue irrévocable. L’avocat du joueur explique la situation. Extrait:

« C’est un peu surprenant, mais c’est comme ça. L’instruction s’est déroulée sans qu’il puisse prendre un avocat. Un jugement a été rendu par le conseil des prud’hommes de Boulogne qui, sans surprise puisqu’il ne s’était pas défendu, l’a condamné à payer cette clause. La cour d’appel de Versailles n’a pas confirmé la décision de première instance. Elle a simplement dit que M. Vakatawa aurait dû faire suivre son courrier, opérer un changement d’adresse ou envoyer quelqu’un relever sa boîte postale. La décision qu’il y a eu devant cette cours d’appel de Versailles n’était pas de savoir s’il devait payer ou non cette clause de dédit, mais simplement s’il devait avoir le droit de faire appel. En droit, la décision est définitive. »

Par ailleurs, l’avocat de Virimi Vakatawa explique vouloir entrer en négociations avec le président du RCT, Mourad Boudjellal, pour trouver une solution. Extrait: 

« Le joueur ne s’estime pas fautif de ne pas avoir relevé son courrier. On verra si le club veut récupérer cet argent ou trouver un accord avec lui. Aujourd’hui, on va essayer de voir si des discussions sont possibles avec le club de Toulon. Il n’y a pas eu de discussion sur le pourquoi du comment ? Est-ce que ces sommes étaient excessives ou non ? Les juges ne se sont même pas posés de question puisque M. Vakatawa n’était pas là pour se défendre. »

Mourad Boudjellal doit-il se montrer tendre sur ce dossier ou non ? Affaire à suivre…

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