Les vérités de Guilhem Guirado sur la sortie nocturne du XV de France

Le talonneur et capitaine du XV de France, Guilhem Guirado s’est confié lors d’un entretien accordé au quotidien L’équipe au sujet de la sortie nocturne de certains joueurs internationaux Français à l’issue de la défaite contre l’Ecosse.

Dans un premier temps, le joueur Varois revient sur la manière dont se sont déroulées les interpellations dans l’avion. Extrait:

« Il y a eu une intervention de Bernard Laporte, qui a cité les noms des joueurs et les a fait descendre. On se demande alors ce qui se passe, ce qui s’est passé surtout. On sait que s’il y a une accusation, ou rien qu’un interrogatoire, il s’est passé quelque chose. On se dit que ça va être long, que c’est compliqué à gérer quand on est au courant de rien, surtout quand on s’apprête à rentrer chez soi. Personnellement, j’étais surtout dépité du match et du résultat. Cela n’a fait que me rendre plus triste par rapport à l’image de l’équipe de France. Ce qui s’est passé va servir d’exemple, je pense que tout le monde a compris le message. Les absents ont toujours tort. »

Guilhem Guirado affirme comprendre la colère des supporters Français suite à ce dérapage. Il explique, pour sa part, avoir bu seulement une bière avant de s’enfermer dans sa chambre pour penser à la défaite contre l’Ecosse. Extrait:

« Je comprends les gens énervés. Ce n’est pas l’image que le staff, le groupe ou moi essayons de donner. Je suis quand même responsable et ne m’attendais pas à ça. Je ne suis pas leur père, je ne vais pas les enfermer dans leur chambre à double tour. Je suis responsable des valeurs du groupe et, pour moi, il n’y avait pas besoin d’envoyer une lettre recommandée pour dire qu’il ne fallait pas sortir. Au pot du président, j’ai bu une bière parce que ça se fait à l’issue de chaque match. Mais je me suis arrêté à une seule bière. Je n’avais qu’une envie : m’enfermer dans ma chambre. Si j’avais eu des gants de boxe et un punching-ball pour me défouler… J’étais au lit à 23 heures, le temps de ranger mon sac pour partir le lendemain. Et je ne me suis pas endormi tout de suite : j’ai refait le match, noté sur un carnet tout ce qui n’a pas fonctionné. J’ai ressassé les dix dernières minutes. Quand tu as l’occasion de gagner un match et que tu le laisses échapper de la sorte, ça me désole encore plus. »

Pour conclure, le talonneur du Rugby Club Toulonnais explique ne pas savoir réellement ce qu’il s’est passé cette nuit-là. D’ailleurs, il s’en moque. Extrait:

« L’histoire, je ne la connais pas vraiment ; et je ne veux même pas savoir ce qui s’est passé… »

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