XV de France : Eddy Ben Arous est prié de grossir !

Avant d’arriver à Marcoussis, il a été demandé à Eddy Ben Arous de prendre du poids. Un objectif pas totalement rempli par le pilier francilien qui raconte ses premières heures de préparation.

C’est une rareté, surtout à l’heure où les magazines rivalisent de recette pour raffermir votre sangle abdominale, mais figurez-vous que l’encadrement tricolore a demandé à Eddy Ben Arous de… prendre du poids. «J’avais un objectif à plus 3 kilos pendant les vacances. Ils estiment que je dois atteindre les 110 kg pour rivaliser avec les meilleurs.»Le joueur n’a pas été surpris par la requête de ses entraîneurs : «Je ne suis pas surpris, ce n’est pas la première fois qu’on me formule ce reproche.» Malgré ses efforts, le pilier gauche du Racing a intégré « Marcatraz » à 108 kg. Pas de rab de dessert pour autant, mais de la muscu et un régime idoine.

«J’essaye de manger un peu plus que besoin», lâche-t-il d’un ton rêveur. Un comble pour celui qui, du temps de sa prime jeunesse, a pesé jusqu’à 136 kg, avant de lâcher, au prix d’une grosse dose de travail, le poids superflu. «Quand j’ai changé de catégorie, j’ai déjà perdu 10 kg.  Et puis à force de m’entraîner, le reste…» Surtout en professionnalisant son alimentation. «Je mangeais beaucoup de féculents, parfois, le soir, deux plats et trois steaks hachés.»

«Deux mois de préparation à cette intensité-là, ça va être très dur»

Retour à Marcoussis, où l’enfer vers la Coupe du monde est pavé de sessions d’entraînement. Lundi, Eddy était au test du yoyo. Des allers-retours en sprint à faire sur 20 mètres, puis 5 mètres de récup avec un temps imparti signalé par un bip. Petite victoire sur ce premier jour de préparation, le Parisien a battu son record avec 1860m contre les 1700m réalisés pendant le dernier Tournoi des VI Nations. Une période de la saison où les organismes sont malgré tout moins frais. Selon les critères fixés par le staff, il faudra qu’il atteigne au minimum les 2000 mètres. Avant cela, la journée avait commencé par du gainage et une séance de musculation d’une heure et demi avant le déjeuner. «Deux mois de préparation à cette intensité-là, ça va être très dur», appréhende-t-il. Pourtant quand Julien Deloire, patron de la prépa physique des Bleus, prévient la veille qu’il les emmènera à la frontière de la blessure, l’intéressé ne s’émeut pas : «Ça me paraît naturel de s’entraîner comme cela au vu de ce qui nous attend.»

 

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