Wenceslas Lauret tacle Philippe Saint André et dévoile être dans les petits papiers de Guy Noves.

Très performant en club avec le Racing 92 et rappelé dans le groupe France par le nouveau sélectionneur des bleus Guy Noves, Wenceslas Lauret revient sur la situation dans laquelle il s’est trouvé.

Si aujourd’hui il est très heureux d’intégrer un groupe France grâce aux qualités et aux performances qu’il démontre tous les week-end, Wenceslas Lauret est persuadé que celles ci lui permettront peut être un jour de devenir un titulaire de l’équipe de France, un sentiment qu’il n’avait pas sous l’ère Saint André.

Comment avez-vous vécu ce retour à Marcoussis ?

Wenceslas LAURET: C’est évidemment un grand plaisir pour moi. Quand on va là-bas, c’est pour une raison précise, en l’occurrence préparer le Tournoi des VI Nations. Ce n’est qu’une pré-sélection mais je suis déjà dans les petits papiers. Cela me fait plaisir car ce n’était pas le cas les saisons précédentes. Ce n’est pas une fin en soi mais cela montre peut-être une attente et une reconnaissance des coachs vis-à-vis de mon travail.

Avez-vous pensé à un moment donné que le wagon des Bleus était passé ?

W.L.: On se pose des questions. Douter, non, mais je me demandais comme tout le monde qui allait prendre Guy Novès et est-ce que j’allais faire partie de sa liste. Je me disais que si je n’y étais pas cette fois, le travail finirait par payer.

Cette convocation est la récompense d’une année 2015 pleine avec le Racing…

W.L: Je ne suis jamais entièrement satisfait de moi-même mais c’est vrai qu’il y a du positif. Cela se voit avec les résultats du club. Nous avons bien commencé l’année, nous avons réussi à enchaîner de bons matches et de grosses performances à l’extérieur, et cette convocation arrive pour moi comme la cerise sur le gâteau.

Avez-vous mal vécu de ne pas être retenu pour la Coupe du monde ?

W.L: J’espérais y être. Les entraîneurs m’ont expliqué pourquoi je n’ai pas fait partie de la liste et j’ai accepté leur décision. Aujourd’hui, une nouvelle aventure se construit et en faire partie est un gage de reconnaissance de mon travail.

Vous avez connu votre première sélection à 21 ans mais vous n’en avez eu que six autres depuis. Votre histoire en Bleu est tout sauf linéaire…

W.L: C’est clair que je n’ai pas été beaucoup capé en cinq ans. J’ai connu ma première sélection avec Marc Lièvremont et j’en ai eu quelques unes avec Philippe Saint-André, mais c’est tout. Je n’ai jamais fait partie de son projet de jeu ni des joueurs sur lesquels il voulait s’appuyer. J’étais uniquement un bouche-trou. Il m’appelait seulement pour combler des blessures, pour dépanner, jamais comme premier choix. Cette fois, en revanche, mon nom est sorti en premier, ce que j’ai apprécié. Cela veut dire que je fais partie des premiers choix du sélectionneur. Je me sens vraiment impliqué, dans le moule.

Sur quel point pensez-vous avoir progressé depuis votre dernière sélection, le 15 mars 2014 face à l’Irlande ?

W.L: J’essaie sans cesse de me remettre en question, de progresser dans tous les domaines et d’améliorer mes points forts. J’ai pu le faire dans le secteur offensif et aussi en conquête grâce à Toto (Travers, ndlr). Tous ces points-là m’ont permis de franchir un cap.

Est-ce aussi le fait d’aller moins souvent chez le neurologue après les matches qui vous a permis d’évoluer ?

W.L: Je n’ai pas tout changé par rapport à cela. Des commotions, j’en ai eues et j’en aurais sûrement encore. C’est aussi une question de malchance. Ce qui est vrai, c’est que la blessure en elle-même m’a fait cogiter, notamment pour l’après-carrière. Même si mon engagement sur le terrain reste total, cela m’a amené à corriger certaines attitudes.

Le Racing est premier de sa poule de Champions Cup, premier de Top 14 et vous voilà de retour dans le groupe France. Quels sont vos objectifs pour 2016 ?

W.L: Il ne faut pas non plus s’enflammer. On est premier de Top 14 mais il reste encore beaucoup de matchs et l’objectif n’est pas de terminer premier de la phase régulière mais champion de France. Pour ma part, ce qui m’intéresse, c’est de gagner quelque chose. Que ce soit en club ou avec les Bleus. Être champion de France, d’Europe et décrocher le Grand Chelem au Tournoi des VI Nations, ce serait magnifique ! (rire).

 

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