Un ancien international français atteint de la maladie de Parkinson

C’est dans un entretien accordé à Midi Olympique et La Dépêche du Midi, que nous apprenons que Marc Dal Maso, ancien international français, est atteint de la maladie de Parkinson. Il espère que son combat mené au quotidien ne l’empêche pas d’exercer son métier d’entraîneur.

 

Dans un témoignage poignant, Marc Dal Maso s’est confié sur la maladie qui le ronge depuis trois ans. Alors qu’il ne l’avait jamais évoquée publiquement, l’ancien talonneur international français (33 sélections en 1988 et 2000 avec le XV de France) a révélé être atteint de la maladie de Parkinson dans un entretien accordé à Midi Olympique et La Dépêche du Midi.

« La dernière saison où j’entraîne à Mont-de-Marsan, en 2012 donc, lorsque la fin du championnat arrive, je me sens très fatigué et je ne comprends pas pourquoi, explique Dal Maso. Il y a des symptômes qui m’amènent à penser que j’ai quelque chose. Tout le monde a supposé que je faisais une dépression ou même un burn out. Par la suite, le 26 octobre 2012, j’ai passé un scanner de la tronche, sur Tarbes, qui a déterminé que j’avais bien Parkinson. »

Si la maladie a été décelée en 2012, Dal Maso, aujourd’hui âgé de 48 ans, pense qu’elle a commencé vers 30 ans, soit avant la fin de sa carrière à Perpignan. L’ancien joueur devenu entraîneur s’interroge sur son origine n’est pas liée à la pratique du rugby, aux contacts parfois violents : « Je ne sais pas exactement comment cela est arrivé, si ce sont les coups qui sont à l’origine de ma maladie, est-ce que ce sont les protéines qui sont dans le corps ? »

J’ai eu deux gros « pets », avec Scott Quinnell en match amical contre le pays de Galles avant la Coupe du monde 1999, dans un ruck, il m’a défoncé, raconte Dal Maso. Après il y a eu Barend Britz qui jouait avec Perpignan. C’était mon premier match avec Agen. On avait gagné mais j’avais pris une de ces « tartines » par-derrière. Mais ce n’est pas forcément le rugby.

C’est un entraîneur réputé, notamment dans le secteur des avants, Dal Maso explique aussi avoir choisi de partir au Japon, où il s’est occupé de la mêlée de la sélection nationale dirigée par Eddie Jones jusqu’à la Coupe du monde en Angleterre, pour se cacher.

« Je vais au Japon en ayant refusé Toulon, en ayant refusé le Racing, a-t-il précisé. J’y pars pour me reconstruire, pour prendre un peu de temps, pour savoir ce que j’ai et pour savoir dans ma tête comment je vais réagir par rapport à cela. »

Dal Maso explique sa démarche de révéler sa maladie parce « qu’il y a des bruits qui courent sur (lui). Alors plutôt que d’entendre les gens dire des conneries, il vaut mieux qu’ils sachent. » « J’avais très peur de le révéler, par crainte notamment de faire le buzz » a-t-il ajouté. Il suscite désormais de la compassion.

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