Sonny Bill Williams déclenche un débat national en Nouvelle Zélande

Si le rugby est le sport roi en Nouvelle Zélande, le ballon ovale peut susciter des débats de société nationale, et ce même lorsqu’on est double champion du monde de rugby à XV.

Après 8 mois interminables où Sonny Bill Williams était en convalescence suite à sa rupture du tendon d’Achille, l’ancien joueur du Rugby Club Toulonnais a enfin retrouvé les terrains. Pour sa reprise, SBW était sur le banc des Auckland Blues, qui étaient opposés aux Otago Highlanders. Avant son entrée, l’international All Black ignorait qu’il allait déclencher un débat, et s’attirer les foudres du Premier ministre néo-zélandais.

Les supporters ont pu constater que SBW portait des morceaux de sparadrap sur le col de son maillot. Ces derniers recouvrent l’un des sponsors du club, la Banque de la Nouvelle Zélande. Mais Sonny Bill Williams bénéficie d’une clause de conscience dans son contrat. En effet, en tant que musulman pratiquant, SBW possède une clause dans son contrat au sujet des « entreprises financières, des banques, des entreprises vendant de l’alcool, du tabac et des entreprises de jeu ». Cette clause permet à SBW de se réserver le droit de promouvoir ou non les entreprises de ces secteurs d’activité. Mais l’international All Black ne s’attendait certainement pas à déclencher un tel débat.

L’affaire est allé tellement loin, que le premier ministre, Bill English a lui aussi donné son avis : «Difficile de comprendre comment un type peut être traité différemment du reste de l’équipe. Je ne comprends pas ces contrats professionnels, mais si vous êtes dans l’équipe, vous êtes dans l’équipe et vous portez le maillot.» Face à ce débat inattendu, Sonny Bill Williams a annoncé qu’il réagirait dans la semaine pour expliquer son choix.

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