Serge Simon a sauvé une vie lors des attentats du 13 novembre !

Lors d’un long entretien accordé au quotidien L’équipe ce mercredi, le jeune rugbyman Aristide Barraud est revenu sur les attentats qui ont touché Paris le 13 novembre dernier, lui qui était attablé à une table lorsque les fusillades ont commencé.

Aristide Barraud, rugbyman français passé par le Stade-Français, Massy puis Mogliano, en Italie, est l’un des miraculés des attentats du 13 novembre qui ont touché Paris. Ce-dernier était attablé à l’une des terrasses des restaurants visés lorsque les fusillades ont éclaté.

Touché au poumons, aux côtes et à un mollet par trois balles de kalachnikov, Aristide Barraud a frôle la mort. Ce-dernier explique qu’il doit la vie à Serge Simon, médecin de profession et ancien rugbyman, ancien président de Provale, et actuellement directeur de campagne de Bernard Laporte, pour la course à la présidentielle de la Fédération Française de Rugby.

Aristide Barraud revient en détails sur ce qu’il a vécu.

« J’étais par terre. Je sentais que j’étais en train de mourir. J’ai demandé à ma sœur si elle était touchée, elle m’a dit : « Oui, au bras. » Elle m’a raconté que je lui ai répondu : « Bon, bah, c’est bien. » J’ai laissé ma tête tomber en arrière, j’ai fermé les yeux, je me suis senti partir. C’est le moment le plus dur à accepter : l’agonie. La mienne, et celle des gens autour de moi. On entendait les derniers souffles, les dernières paroles. Là, j’ai entendu : « Je suis docteur ! » Ma sœur a crié : « Mon frère ! Il est en train de mourir ! » Il est arrivé, il m’a secoué : « Salut je m’appelle Serge, je suis docteur. » Je l’ai reconnu tout de suite :
– Vous êtes Serge Simon. Salut, je m’appelle Aristide, je suis rugbyman.
– Salut Aristide. Où t’as pris des balles ?
– Au pied.
– On s’en fout de ça, garde ta chaussure.
– Et là (il montre son thorax).
Il a ouvert, il a vu qu’il y avait du sang partout, et il a fait les premiers gestes, avant d’orienter les secours. Il nous a mis en PLS (position latérale de sécurité) avec ma sœur et nous a placés dos à dos. On se parlait, je préparais le moment où j’allais mourir… »
C’est alors que Serge Simon a décidé d’accélerer les choses.
« Au bout d’une demi-heure, quand je commençais vraiment à mourir, il a attrapé un brancard, il m’a mis dessus, puis dans l’ambulance. Il a tapé sur l’ambulance et il a dit : « On y va ! » Là, c’était le moment critique. J’ai senti vraiment la frontière : « Soit tu lâches, et c’est facile… (Il s’interrompt.) Mais j’ai dit non. Et je me suis réveillé. Lui me tenait, il était là avec moi. Il m’a amené jusqu’aux urgences. Il m’a sauvé la vie. C’est bateau de dire ça. Ça veut tout dire et rien dire. Mais oui, sans lui je serai mort. »
Voilà une bien belle solidarité…

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