Scott Spedding : «Cela me rend triste»

Les mots de l’international français sont forts, touchants, et reflètent l’état d’esprit d’un personnage atypique …  Scott Spedding, un personnage attachant.

 

 

Scott Spedding se donne à fond avec le XV de France cette semaine à Marcoussis (A. MOUNIC) (L'Equipe)

Scott Spedding se donne à fond avec le XV de France cette semaine à Marcoussis (A. MOUNIC) (L’Equipe)

Du haut de ses 29 ans, Scott Spedding (7 sélections) traverse ce tout début de préparation de Coupe du monde, comme un enfant qui découvre Eurodisney. Les courbatures en option. Tout est fabuleux et on l’imagine presque courir avec le sourire d’un atelier de torture à un autre. Lui-même s’en amuse : «Le soir à table, on est bien claqué. On se raconte notre journée. C’est dur, mais c’est un privilège d’être là.» Mercredi après-midi, le staff avait programmé des matches de bubble soccer, avec participation des coaches et contacts autorisés. «Tout le monde a pris des tampons, c’était sympa.» Concentré sur le premier bloc de préparation physique, il évite de voir plus loin que ces trois premières semaines.
C’est finalement sur l’échec de la fusion entre Bayonne, son ancien club, et Biarritz, que l’arrière du XV de France, visage fermé, fut le plus disert et le moins convenu : «Attention, ce n’est pas moi, qui ai passé trois ans au Pays Basque, qui vais dire qu’il faut tout effacer de l’histoire de ces deux équipes», prévenait-il en marge de son propos. «L’Aviron est un club très important pour beaucoup de gens. Les grands-parents venaient à Jean-Dauger, puis les parents et aujourd’hui les enfants
«Sincèrement, j’ai du mal à comprendre que des gens préfèrent voir Bayonne et Biarritz en Fédérale 1, plutôt que s’unir pour créer un grand club.»
Il regrette simplement la disparition du rugby de haut niveau dans la région. «Sincèrement, j’ai du mal à comprendre que des gens préfèrent voir Bayonne et Biarritz en Fédérale 1, plutôt que s’unir pour créer un grand club.» Dans son français parfait, le Sud-Africain d’origine prend d’infinies précautions, conscient de la haute sensibilité du sujet sur les rives de l’Adour. «Toute cette histoire me rend triste. J’ai passé trois superbes saisons là-bas. J’ai franchi un cap dans mon rugby et entant qu’homme. Or si la fusion est la seule option pour préserver le rugby d’élite là-bas, il faut que cela se fasse. Après peut-être que la méthode n’était pas la meilleure.»
L’ex-bayonnais se souvient d’une période particulièrement pénible, quand l’info a fini par fuiter d’un rapprochement entre Manu Mérin, patron des Ciel et Blanc, et Serge Blanco, son pendant à Biarritz. «On ne va pas se cacher derrière ça, mais sincèrement, c’était fatiguant. Ç’a duré deux mois. Et au final, ç’a laissé le club dans une situation délicate et, aujourd’hui, j’ai aussi des amis qui restent dans une situation compliquée. Franchement, cela me rend triste, parce qu’apparemment, il y avait un joli projet.»

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