Rémi Lamerat : « Je savais que j’avais le profil idéal pour sauter »

Déçu ne pas avoir été retenu dans le groupe final du XV de France pour disputer la Coupe du monde, Rémi Lamerat s’est vite replongé dans le quotidien du Castres Olympique. Et le centre castrais se dit même prêt à jouer dès dimanche pour le choc face à Toulon.

Après quelques jours de recul, comment vous sentez-vous?

Rémi LAMERAT: C’est sûr que cela a été un coup dur d’apprendre que l’aventure s’arrêtait pour moi. Cela a été surtout très dur de quitter les mecs dimanche en sachant que je ne reviendrais pas. Mais une fois rentré à la maison avec le quotidien et l’entraînement à Castres, ça allait déjà beaucoup mieux. Le fait de repartir sur un nouveau challenge avec le CO, ça permet de mieux digérer que de rester à la maison à ne rien faire toute la journée.

Comment avez-vous appris la nouvelle de votre non sélection pour la Coupe du monde en Angleterre?

R.L: On savait que l’annonce devant tout le groupe se ferait à onze heures mais que les cinq joueurs concernés seraient vus en entretien individuel de dix heures à onze heures. J’ai été convoqué aux alentours de dix heures et demie. J’ai très vite compris que cela ne sentait pas très bon pour moi. J’ai eu droit à des explications dans un bureau avec Philippe Saint-André et Serge Blanco.

Quel a été votre sentiment à ce moment-là?

R.L: Il y a forcément de la tristesse et de la déception. C’est quand même une aventure riche en relations humaines et puis en sensations fortes. On a tous poussé nos limites dans le travail et dans la difficulté. J’ai ressenti de la déception mais j’étais vraiment triste de quitter ce groupe. Je vais plus ressentir le fait de ne pas participer à la Coupe du monde au moment où les matchs vont débuter quand je serais devant ma télé. Le plus dur pour moi a été de quitter les copains avec qui j’ai crée des liens pendant deux mois. C’est cela qui a été le plus dur sur le moment.

 » Il n’y a pas du tout d’injustice. Je n’ai pas d’amertume »

Comprenez-vous les explications de Philippe Saint-André mettant notamment en avant votre manque de polyvalence?

R.L: Oui, je les comprends. Sur mon manque de polyvalence, je ne peux pas dire le contraire. Je sais très bien que Gaël Fickou et Wesley Fofana peuvent dépanner à l’aile. C’est quelque chose qui est très important dans une compétition aussi dure. Il n’y a pas du tout d’injustice. Je n’ai pas d’amertume.

Avez-vous senti la mauvaise nouvelle arriver?

R.L: J’espérais que non mais je savais que je faisais parti de ceux qui étaient le plus en danger. Je savais que cela allait être compliqué de garder cinq centres donc forcément, il y en avait un en danger. Je savais que j’avais le profil idéal pour sauter. Je n’ai pas beaucoup d’expérience et je n’ai pas cette polyvalence qui peut me permettre d’avoir un petit plus par rapport aux autres. J’ai espéré jusqu’au bout mais je savais depuis début juillet que j’étais en danger.

Au final, qu’allez-vous gardez de ces sept semaines de préparation?

R.L: Je vais garder l’aventure humaine mais j’espère surtout garder la forme! Je me suis toujours dit que si je n’étais pas pris, cette préparation m’aiderait à faire un gros début de saison. J’espère vraiment garder la forme. On a beaucoup travaillé et j’aimerais que cela me serve en club. Autrement, c’est sûr que l’aventure humaine a été importante. Je ne pensais vraiment pas vivre cela en équipe de France. Habituellement, quand on est convoqué, le groupe change assez souvent. On ne se voit pas souvent durant l’année. Cela a été vraiment deux mois riches en relations humaines. On s’est tous soutenu. Il y avait une concurrence saine et des liens d’amitié se sont crées. C’est avant tout cela que je vais retenir.

 » Je voulais rapidement me remettre dans le bain »

Depuis lundi, vous avez repris l’entraînement avec le Castres olympique, cela va t-il vous faire du bien?

R.L: Oui beaucoup de bien. C’est sûr que je suis un peu fatigué mais je n’avais pas envie de couper. j’avais une certaine forme d’impatience de découvrir le nouveau Castres. J’avais des nouvelles de la part de mes coéquipiers et une fois que la décision est tombée, j’avais envie de vite redécouvrir le club, les nouveaux joueurs et le nouveau staff. Je voulais rapidement me remettre dans le bain.

Etait-ce un besoin nécessaire pour tourner le page?

R.L: Pas forcément. J’arrive à relativiser. C’est une déception pour moi mais il y a bien plus grave dans la vie. Je prends le bon côté des choses. J’ai quand même vécu une expérience de préparation de Coupe du monde. Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui peuvent s’en servir pour la suite de leur carrière. C’est plus une envie et une impatience pour me remettre rapidement dans le bain avec mon club.

 » Mentalement, j’ai faim. Si le staff fait appel à moi pour le match contre Toulon, je serai prêt »

Comment s’est passé votre retour au sein du club?

R.L: Tout s’est très bien passé. je suis arrivé le lundi matin. On a axé sur la récupération et l’analyse du match du week-end. J’avais déjà rencontré le staff avant de partir en préparation. J’étais en contact avec Christophe Urios de temps en temps. Cela s’est vraiment fait naturellement. Il y a beaucoup de choses qui ont changé en termes d’organisation mais l’état d’esprit reste le même. Cela me fait du bien.

Vous sentez-vous prêt à jouer dès ce week-end avec le Castres Olympique contre Toulon?

R.L: Physiquement, je manque encore un peu de gaz. On a énormément travaillé sur l’endurance et la puissance lors de la préparation physique avec l’équipe de France. Je vais beaucoup travailler, notamment sur la vitesse, les prochaines semaines. Mais à part cela, je me sens bien. Mentalement, j’ai faim. Si le staff fait appelle à moi pour le match contre Toulon, je serai prêt.

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