RCT-Stade français (16-33) : l’antisèche

TOP 14 – Depuis 2011, le RCT avait remporté les sept demies qu’il a disputées. La huitième a été fatale à un club qui va désormais tourner la plus grand page de son histoire après son revers face au Stade français (16-33). Notre antisèche.

Le jeu : Comme le Racing, Toulon a souffert en mêlée

On peut être triple champion d’Europe, champion de France en titre et sortir un mauvais match. C’est ce qui est arrivé ce vendredi à Toulon. Il faut même l’avouer: on n’a pas reconnu la machine à broyer varoise. Pire, elle a subi la loi de Parisiens morts de faim et surtout largement supérieurs en mêlée fermée. Comme en barrage face au Racing, le club de la capitale a construit sa victoire sur la conquête et l’épreuve de la mêlée. Force est de constater que la lutte a été aisément remportée par Slimani et consorts. Performant aussi dans les zones de ruck – là où Toulon dominait tant ses adversaires – le Stade français a su prendre les devants au meilleur des moments: juste avant la pause avec un essai de Burban. Avant de jouer à sa main ensuite. Après 2007, Paris reverra enfin le Stade de France pour tenter de décrocher le Brennus.

Les joueurs : Burban sur une autre planète

Un match de titan: voilà comment définir la copie rendue par Antoine Burban. Le troisième ligne parisien a montré une activité incroyable, tant en défense où il a excellé dans les phases de ruck qu’en attaque avec un essai assassin juste avant la mi-temps. Sergio Parisse a fait preuve de sa classe habituelle alors que les piliers Rabah Slimani et Heinke Van der Merwe ont mis au supplice la première ligne parisienne.

Le cinq de devant toulonnais, à l’image d’Hayman et Chiocci, n’a pas rivalisé avec son homologue parisien. Giteau a lui été totalement transparent à l’ouverture. On a rarement vu l’Australien aussi peu influent dans le jeu de son équipe cette saison. Les seuls à évoluer à leur niveau furent Masoe et S. Armitage.

Ce qui aurait pu tout changé : l’émotion des Néo-Zélandais

« Ce fut une journée vraiment particulière. Très dure à vivre ». Bernard Laporte n’en a pas fait une excuse mais son équipe, et notamment ses Néo-Zélandais, a été submergée par l’émotion à l’annonce du décès ce vendredi matin dans un accident de la route Jerry Collins. Chris Masoe, son cousin, a tenu à tenir sa place, tout en lui rendant hommage en arborant la même coupe de cheveux. Certains ne semblaient pas dans leur assiette, à l’image d’un Williams très nerveux pendant 80 minutes. Ce n’était vraiment pas la meilleure manière pour les Toulonnais de préparer cette demi-finale.

La stat : 7

Depuis 2011, Toulon avait disputé sept demi-finales toutes compétitions confondues. Sans en perdre une seule. Le RCT n’a finalement pas réussi le grand huit en s’inclinant ce vendredi face au Stade français.

La décla : Parisse (capitaine du Stade français)

 » On a montré beaucoup d’envie et je pense qu’on n’a pas volé notre place en finale »

La question : Est-ce la fin d’un cycle pour Toulon ?

Oui. « C’est la fin d’une époque », confirmait même quelques minutes après le coup de sifflet final Bernard Laporte au micro de Canal+. Habitué à tout rafler, le RCT descend désormais de son petit nuage. Et c’est la plus page de l’histoire du club qui se tourne avec les fins de carrière de Hayman, Botha et Williams, trois fers de lance de cette machine varoise qui renversait tout sur son passage.

Il sera intéressant de voir l’impact que pourra avoir cette défaite sur le rendement du groupe toulonnais. Il faudra tout de même attendre plusieurs mois afin de s’en rendre compte. La Coupe du monde sera passée par là. Et si Toulon perd plusieurs éléments cruciaux, les renforts ont fière allure avec Nonu, Cooper ou Ollivon. Un vent nouveau qui a de quoi relancer la dynamique varoise pour repartir à la reconquête du Brennus. Voire du doublé…

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