Pro D2 : Les demis finalistes passés au peigne fin !

Nous avons demandé à un consultant télé et ancien international, Olivier Magne (Eurosport), à un entraîneur, Philippe Mothe (Montauban) et à un capitaine, l’international Jean Bouilhou (Pau), de décrypter les forces et les faiblesses des quatre clubs – Mont-de-Marsan, Albi, Perpignan et Agen – en lice pour les demi-finales de ProD2, dimanche.

Mont-de-Marsan favori à la montée

Joueurs à suivre : Tastet, Lucu et Salawa
«Le flanker Julien Tastet assure le lien entre de puissants avants et des trois-quarts très joueurs, dit Jean Bouilhou. Il symbolise cette équipe.» Olivier Magne, lui, choisit «l’arrière Ximun Lucu, qui s’inscrit dans l’école montoise, basée sur l’attaque.» Quant à Philippe Mothe, il préfère «l’ailier Vilikisa Salawa, qui a les qualités fidjiennes : rapide, solide, décisif. Un match winner.»

Histoire récente : Un manque de constance dans l’élite
S’illustrant par le jeu d’attaque, le club descend néanmoins en ProD2 en 2001 et depuis fait le yo-yo entre Top 14 et ProD2 sans parvenir à s’installer au-delà de trois saisons dans l’élite.

Jeu : L’équipe la plus complète
Pour Philippe Mothe, les Montois «utilisent leurs joueurs de qualité derrière.» Jean Bouilhou note «un paquet d’avants puissant autour de son numéro huit, le tongien Haisini Taulanga. C’est une équipe ambitieuse et expérimentée qui n’hésite pas à relancer de loin, avec le Fidjien Vilikisa Salawa. J’en fais mon favori pour la montée.» Entraînée par le duo Laussucq-Auradou, deux anciens coaches du Stade Français, «c’est l’équipe la plus homogène, la plus sereine», ajoute Magne, qui partage l’avis de Bouilhou : «C’est la plus à même de monter en Top 14.»

Albi retrouve des couleurs

Joueurs à suivre : Taumoepeau et Tavalea
«L’ancien centre palois Afusipa Taumoepeau, perforant, dispose d’un excellent pied gauche, note Bouilhou, son ex-partenaire. Philippe Mothe, lui, apprécie «le numéro huit, Tunufai Tavalea, que les recruteurs sont allés chercher à Limoges.»

Histoire récente : Former pour durer
Descendu en Fédérale 1 en 2000, Albi réintègre le Top 14 en 2006. Mais se retrouve rétrogradé en 2008 pour raisons financières. Remonté dans l’élite la saison suivante, le SCA est redescendu ensuite, misant sur la formation pour retrouver le Top 14.

Jeu : Arrivé à maturité
Pour Bouilhou, le style albigeois proposé par Ugo Mola, «arrive à maturité au meilleur moment. L’équipe n’a rien à perdre, qualifiée sur la fin. Son point fort? La mêlée. Elle y fait souffrir l’adversaire.» Pour Magne, «Albi a progressé tout au long de la saison, ne fermant jamais le jeu, et peut créer la surprise à l’extérieur. Ugo Mola (l’entraîneur) a de l’expérience en Top 14.» Mothe d’ajouter : «C’est l’équipe qui tient le plus le ballon pour créer du danger dans la défense.»

Perpignan pétri d’ambition

Joueur à suivre : Château fait l’unanimité
«J’aime beaucoup le demi de mêlée sud-africain Dewald Duvenage. Et aussi le troisième-ligne, le Français Karl Château. Il ressort vraiment du lot, notent Bouilhou et Magne. L’action démarre autour d’eux, sur une prise rapide de la ligne d’avantage.» Pour Mothe, il y a en outre «les ailiers, Votu et Mjekevu, très dangereux.»

Histoire récente : Vite retrouver l’élite
Ejectés du Top 14 la saison dernière, les Catalans ont accusé le coup en ProD2 avant de trouver leur meilleure carburation sur la fin. Leur demi-finale à domicile, ils la décrochent en battant Agen à la dernière seconde de l’ultime journée, 26-23. Ce sera contre Agen, justement, dimanche 17 mai, à 17h, à Aimé-Giral.

Jeu : Que des atouts, sauf la mêlée
«Après une rugby réducteur en début de saison, ils ont basculé sur autre chose, remarque Magne. Un jeu basé sur la vitesse et le déplacement, la précision des transmissions. L’influence des coaches Alain Hyardet et François Gelez est déterminante.» Mothe précise : «Le point fort, c’est derrière. Quand Perpignan met de la vitesse dans le jeu, c’est difficile à arrêter.». Bouilhou trouve néanmoins un point faible à l’USAP : «La mêlée. Il est possible de les contrer dans ce secteur.»

Agen tarde à s’épanouir

Joueur à suivre : Ils votent tous Taylor Paris
«Il n’a pas un gabarit impressionnant mais il gagne ses duels : c’est ce qui fait la différence,» dit Bouilhou. «Il a des cannes terribles, s’exclame Magne. Il déclenche beaucoup d’actions.» «Antoine Erbani, troisième-ligne aile très bon preneur de balle en touche et franchisseur. Et Lionel Mazars, maître à jouer», ajoute Mothe.

Histoire récente : En mutation
Après une première descente en 2007 et une remontée en 2010, c’est la deuxième saison du SUA en ProD2. Agen ne trouve pas le bon rythme en début de saison. Battu à domicile par l’USAP lors de la dernière journée, il a vu s’envoler la possibilité de disputer sa demi-finale à Armandie.

Jeu : Difficile à identifier
Mothe remarque l’usage «des ballons portés et des enchaînements devant pour user l’adversaire» avant de constater qu’il s’agit du «jeu le plus restrictif des quatre demi-finalistes.»«J’ai du mal à identifier le jeu agenais, constate pour sa part Magne. L’équipe attend de ses joueurs clés qu’ils fassent la différence. Elle n’a pas exprimé tout son potentiel et n’a pas fait le deuil de son glorieux passé. Du coup, elle n’est pas complétement en phase avec les exigences de la ProD2 d’aujourd’hui.»

Source : L’équipe

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