POINT DOPAGE : Une coupe du monde 2015 propre !

Nous le savons tous, le dopage est un des pires cauchemars de tout bon supporter et il vient souvent à être présent sur les terrains de la Coupe du Monde. Cependant, World Rugby a annoncé qu’aucun cas n’a été détecté avant et pendant la Coupe du monde 2015 sur les 468 échantillons testés précise l’organe suprême du jeu.

Aucun cas détecté

Pendant la compétitions, deux cents tests ont été menés ( du 18 septembre au 31 octobre) par l’Agence britannique antidopage (UKAD), et 268 hors compétition, a précisé World Rugby. Sur ces 468 tests auprès des 20 équipes engagées, 317 sont urinaires et 151 sanguins. La Coupe du monde 2015 a été la première disputée depuis la mise en place en 2013 par World Rugby du passeport biologique.

«Même s’il n’y a eu aucun cas de dopage détecté avant ou pendant la Coupe du monde, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. (La lutte contre le dopage) est importante, c’est pour ça que nous avons augmenté notre budget (antidopage) et que nous nous sommes engagés à conserver les échantillons pour d’éventuelles analyses futures», a indiqué dans le communiqué de World Rugby son président, Bernard Lapasset.

«On est toujours en retard»

Le Dr Christian Bagate, en charge de la lutte antidopage à la Fédération française de rugby, pointait cependant les limites des tests au début du mois de septembre. «En matière de contrôle antidopage, on est toujours en retard d’une guerre et les règles de l’Agence mondiale antidopage manquent de cohérence entre elles, comme par exemple la recherche de certains produits qui est autorisée en match et pas à l’entraînement et inversement. De plus il existe des nouveaux produits, en vente libre dans certains pays limitrophes ou sur internet et qui vont engendrer des catastrophes», s’inquiétait-il.

En 2014, World Rugby a commandé 2021 tests antidopage, les deux tiers ayant eu lieu hors période de compétition, entraînant la suspension d’au moins deux joueurs déclarés positifs, un Moldave suspendu deux ans (stéroïde anabolisant) ainsi qu’un Sri Lankais, coupable d’avoir ingéré un corticostéroïde et suspendu six mois.

Au-delà des cas individuels et après la dénonciation des méfaits du dopage par l’ancien international Laurent Bénézech, les nouvelles accusations portées par le journaliste Pierre Ballester contre le XV de France des années 80 mais vivement contestées, ne manquent pas d’interpeller. A cela s’ajoute la situation dramatique des champions du monde sud-africains de 1995, dont plusieurs comme Joost van der Westhuizen souffrent de maladies neurologiques rares. Explications possibles: les chocs à répétition dans le jeu, les pesticides dispersés sur les pelouses ou …le dopage, même s’il n’existe aucune preuve scientifique entre le dopage et ces maladies. «Nous savons que nous avons un sport à risque», reconnaît le Dr Christian Bagate. Mais selon lui «c’est plus le fait d’individualités que de dossiers collectifs».

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