Mourad Boudjellal défend Bernard Laporte et dézingue la Ligue Nationale de Rugby !

Le président du Rugby Club Toulonnais, Mourad Boudjellal s’est confié dans les colonnes du Midi Olympique au sujet de l’affaire Laporte – Altrad qui secoue le rugby Français.

Le patron du RCT a totalement défendu son ancien manager Bernard Laporte sur tout ce qui lui est reproché depuis quelques jours.

Dans un premier temps, Mourad Boudjellal évoque le contrat à hauteur de 150 000 euros qui devait lier Bernard Laporte à Mohed Altrad pour la réalisation de quatre conférences. Extrait:

« On parle ici de l’entreprise Altrad, une boîte comptant 38 000 salariés. On ne parle pas du MHR. Sur ce coup là, le P.-D.G. s’est dit « Je vais offrir à mes employés l’expertise du manager au plus beau palmarès de tous les temps. Je vais me payer ça ». Quand il était sous contrat avec moi, Bernard a mené ce genre de séminaires une dizaine de fois. C’est quelque chose qu’il maîtrise, quelque chose qu’il ne fait pas spécialement pour Altrad. Vous savez, il a sacrifié beaucoup de ses affaires pour gérer la Fédé. Il s’est juste dit que ses quatre interventions dans l’année serait une façon de retomber sur ses pattes. Sans ça, il aurait dû reprendre une activité professionnelle à plein temps, sans disposer d’une seule minute pour la FFR. Il y a des gens qui se réjouissent de cette affaire. Il y a des gens qui ont intérêt à ce que l’on n’ait pas la Coupe du monde. Il y a des gens qui ont peur que Bernard ne devienne trop fort s’il obtient 2023. »

Concernant les nombreuses démissions au sein de la Commission d’appel de la Fédération, Mourad Boudjellal précise que les démissionnaires sont ceux qui appartenaient à l’équipe Camou. Il rappelle d’ailleurs que Mohed Atrad est milliardaire et qu’il n’aurait pas essayé de corrompre la FFR pour quelques milliers d’euros. Extrait:

« On parle de personnes qui ont été nommées par l’ancienne équipe, des gens ayant vécu le choc d’un nouvel arrivant. Certains d’entre-eux ont même des liens très forts avec des présidents de Top 14 et des personnalités de l’ancienne mandature. Ça, je le sais. […] Et puis, vous pensez vraiment que Mohed Altrad, qui est milliardaire, aurait corrompu un président de Fédération pour gagner 50 000 euros (la sanction de la Ligue prévoyait 70 000 euros à l’encontre du MHR, celle de la commission d’appel avait dévalué l’amende à 20 000) et éviter de jouer Agen sur terrain neutre ? Quelle blague… Les présidents de clubs ont juste envie de radier Altrad du Top 14. C’est devenu leur idée fixe. »

Par ailleurs, le président Varois a affirmé être récemment passé devant cette Commission de discipline et qu’il n’a jamais eu la moindre faveur de celle-ci alors qu’il était l’employeur de Bernard Laporte durant des années. Extrait:

« Récemment, je suis passé devant cette même commission d’appel. Je voulais qu’un de mes joueurs passe Jiff. Cela me l’a été refusé alors que je suis un ami de Bernard. Et moi, ce n’est pas 150 000 euros que j’ai donné à Laporte. Ce sont des millions d’euros. Il n’a pourtant jamais intercédé en ma faveur. Je lui ai parlé de mon problème de Jiff et il n’a pas bougé. La décision de la Ligue a été confirmée par des gens qui se foutaient que je sois un ami du président. »

Pour conclure, Mourad Boudjellal recadre la Ligue Nationale de Rugby et son président Paul Goze. Extrait:

« La première décision juridique qui a été influencée, c’est celle ayant vu le président de la Ligue convoquer la commission de discipline de la LNR pour des banderoles (« Goze démission ! ») le concernant. Où est le bon sens ? Où est l’objectivité ? La sanction ayant suivi cette commission était lourdissime et la commission d’appel de la FFR a simplement souhaité rééquilibrer les choses. Je vous rappelle enfin qu’il y a quelques années, un président de Top 14 avait écopé d’une sanction bien moindre pour avoir fourni de faux bilans à la DNACG… »

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