« les victoires sous l’ère Saint André se font aussi rares que les commentaires intelligents sur France 2 »

L’appel d’offre est lancé. « XV de France, en manque depuis 4 ans, cherche désespérément un sélectionneur capable de lui apporter à nouveau du plaisir. »

Suite à cela, aussi étonnant que cela puisse paraître, nos 7 sages qui siègent fièrement à la FFR n’ont pas été inondés par les candidatures. Où sont donc passés tous ces trolls, qui militaient ardemment pour le retour de Damien Traille dans le groupe ? Et tous ces hommes, aussi illustres soient-ils, qui voyaient dans leur humble personne, une vocation toute particulière pour remplir ces fonctions ?
Voyant le peu de concurrence qui se présente à moi, j’ai donc décidé de prendre ma plume, et par la même occasion, d’interrompre nos grands sages dans leur sieste. Attention, c’est tranché, et ça peut faire aussi mal que de se prendre dans la citrouille, un Vunipola en pleine course…

Messieurs les sages de la FFR,

Je vous écris depuis les tribunes d’Aimé Giral (une fois n’est pas coutume, le match n’est pas très passionnant), pour vous faire part de ma candidature au poste de sélectionneur du XV de France. Mon choix est tout à fait réfléchi et je vais vous exposer ici même mes arguments (en espérant que vous ne m’avez pas déjà jugé sur mes origines CATALANES).

I. Mon expérience
Ancien joueur d’un petit club de province (dont je ne vous citerai pas le nom car vous ne seriez pas plus avancé), j’ai donc côtoyé le milieu du rugby paysan, le rugby champêtre.
D’autre part, j’ai acquis une certaine renommée en emmenant le RCNM aux sommets de l’Europe, ainsi que la Géorgie dans une tournée victorieuse en Nouvelle-Zélande… sur Pro Rugby Manager (ça part de là messieurs !).
Bien que la tâche s’annonce plus ardue avec ces sales gosses de petits français, je me sens capable de remporter avec eux, les plus grands triomphes, tel que le général Maximus à la tête de son armée, dans le film Gladiator.

II. Mon projet de jeu
1) Gagner avec panache
L’on savait jusqu’ici perdre avec panache, s’offrant coup sur coup deux belles défaites face aux Irlandais puis face aux Anglais avec en prime, l’admiration de tout un peuple, qui outre la défaite, s’espantait devant les charges de Bastareaud, les appuis de Fofana (ça sert pas mal quand on ne sait pas faire de passe) et les percées de Guirado (dont les courses sont plus droites que les lancers en touche). Désormais, l’on saura gagner avec panache ! (On notera tout de même que la supercherie des défaites en ayant joué comme des dieux, n’était pas passée inaperçue aux yeux de notre expert incontestable et incontesté, Richard Escot.)
Mon projet phare est donc de renouer avec la victoire. Cela pourra vous paraître quelque peu culotté, car il est vrai que les victoires sous l’ère Saint André se font aussi rares que les commentaires intelligents sur France 2, mais je vous assure que l’on peut y parvenir.

2) Une charnière exclusive !
Après avoir changé une bonne dizaine de fois la charnière (à la fin je ne comptais même plus), force est de constater que nous n’avons toujours pas trouvé celle qui nous convient. Le retour de Michalak est donc à envisager, ainsi que celui de Morgan Parra (qui jouera 10 comme en 2011).
Si ça ne fonctionne pas, pas de panique, je suis moi aussi plein de ressources.

3) La MUSCUUUU
Le rugby a grandement évolué et n’a pas encore terminé sa progression, mais il est clair qu’un joueur de rugby doit, en plus d’acquérir une certaine technicité, se forger un gabarit qui serait capable de faire frémir la famille Tuilagi réunie au complet. Ainsi, terminé les danseuses de ballet (coucou Yoyo !), place aux gladiateurs !

4) Un sport d’évitement
Le rugby doit tout de même rester un sport d’évitement, comme le défend notre cher petit Daniel Herrero. Notre groupe d’arrière devra donc effectuer un énorme travail, afin de pouvoir rivaliser avec les meilleurs joueurs de NRL.
Pour ce qui est du cas Huget, il sera dispensé de ces séances. Ayant parfaitement bien compris le principe, au point d’éviter même le ballon lors d’une chandelle ou d’un rebond, il ira plutôt travailler la MUSCUUUU !

5) Le French flair et la BAGARRE !
Enfin, je ferai retrouver à notre cher XV de France, son aura et ses valeurs d’antan. Place à la folie et vive le retour de la boîte à gifles sur le terrain !

Ayant exposé mon projet sportif, place maintenant à la composition de mon staff, que je vous conseille de lire avec une musique de Hans Zimmer en fond sonore.

III. La compo

1) Entraîneur des arrières : Daniel Herrero
On ne le présente plus. Bien qu’il ne vous plaise sûrement pas, il me plaît à moi, et n’a plus rien à prouver quant à sa philosophie du jeu, qui a si bien fonctionné lors des années fastes du RCT.
Éprouvant énormément de sympathie à l’égard de cet homme, je me ferais un plaisir de m’appuyer sur ses conseils.

2) Entraîneurs des avants : ils seront deux !
G. Patat(e) et M. Delpoux, car je trouve que le nom de l’un s’allie parfaitement avec la figure de l’autre (attention, je n’ai pas dit qui!)

3) Directeur général : Jacques Brunel
Son contrat avec l’Italie expirant bientôt, ce serait un grand plaisir de collaborer avec Moustache (n’allez pas voir ici un jeu de mot puéril).
Ce grand monsieur du rugby n’a lui non plus, plus rien à prouver, et on ne le remerciera jamais assez pour tout ce qu’il a fait à l’USAP.

4) Les petits plus
Je prendrai aussi à mes côtés une équipe de journalistes afin de gérer la pression médiatique. Pour cela, j’ai choisi la Boucherie Ovalie, plus piquante que Richard Escot, et meilleure en investigations que la rédaction de L’Équipe.
Ils seront les bienvenus à chaque instant, mais plus particulièrement lors des troisièmes mi-temps, qu’ils ont l’air d’affectionner tout particulièrement.
Un éleveur de bovin, venant tout droit des Pyrénées-Orientales, car il en faut de la viande, pour nourrir ce groupe (M. Atonio appréciera le geste).

C’est ainsi que s’achève cette petite lettre. Plus sérieuse que celle de Monsieur Moscato, je pense que ma candidature est la meilleure. Et aussi, parce que même si on ne gagne pas, au moins, on rigolera.

P-S : veuillez me sélectionner moi et personne d’autre, autrement, je me trouverais très attristé, et même tous les bisous d’Isabelle Ithurburu n’arriveraient pas à me consoler…

Voici la fin de ma première chronique, en espérant qu’elle vous ait plu ! Sur ce, au revoir, et à la semaine prochaine !

P.M.

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