Les 36 joueurs de Daniel Herrero pour la coupe du monde !

Comme nous l’avons tous à peu près fait, Daniel Herrero s’est prêté au jeu de devenir le sélectionneur des bleus le temps d’un instant.

Ancien joueur et entraîneur de Toulon, devenu écrivain et chroniqueur au JDD, Daniel Herrero dresse et justifie sa liste de 36 joueurs.

Avants (20)

Piliers gauches : Ben Arous, Menini et Debaty

Talonneurs : Guirado, Szarzewski et Kayser

Piliers droits : Slimani, Atonio et Mas

2es lignes : Maestri, Papé, Flanquart et Lassalle

3es lignes : Dusautoir, Goujon, Picamoles, Le Roux, Ollivon, Nyanga et Chouly

Arrières (16)

Demis de mêlée : Tillous-Borde, Machenaud et Parra

Demis d’ouverture : Trinh-Duc, Lopez et Talès

Centres : Mermoz, Fickou, Bastareaud et Fofana

Ailiers : Huget, Guitoune, Nakaitaci et Médard

Arrières : Dulin et Spedding

Voici la liste des 36 joueurs de Thomas Lombard
Voici la liste des 36 joueurs de Sébastien Chabal
Voici la liste des 36 joueurs de Serge Simon
Voici la liste des 36 joueurs que VOUS avez sélectionné !

Quels sont les points forts de votre groupe?
Il dispose de quatre, cinq avants perforants : Ben Arous, Guirado, Szarzewski, Picamoles, un peu Papé. On a même Atonio et Debaty en impact players. C’est rare. Quelle autre nation en a autant? Même les Blacks n’en ont que deux, les Anglais aussi. Il y a également beaucoup de pétillant chez les ailiers. Huget, Guitoune, Nakaitaci et Médard, qui peut aussi jouer arrière, ont de la technicité et des aptitudes offensives. En revanche, je mets Teddy Thomas au frigo, malgré son essai extraordinaire contre l’Australie en novembre. Il a un potentiel narcissique trop important et se place très mal en défense.

Le poste d’ouvreur est toujours sujet à débat. Votre titulaire?
Il faut un créateur. En France, il n’en reste qu’un : François Trinh-Duc. Si Jules Plisson est rétabli, je le prends. Les difficultés de Camille Lopez avec l’équipe de France le rendent ambigu. Si je l’emmène, c’est parce qu’il est buteur. À la mêlée, mes premiers choix sont Tillous-Borde et Machenaud. Parra était créatif il y a trois ou quatre ans, mais il s’est normalisé. Si tu fais jouer Parra et Lopez ensemble, tu pleures. Une équipe doit panacher des courageux, des généreux et des stratèges. La France n’a plus de stratèges. Parra est le seul à avoir ce potentiel comme pouvait l’avoir Michalak : j’en fais donc mon troisième choix. Quant à Kockott, je lui préférerais presque les jeunes Radosavljevic de Clermont ou Bézy de Toulouse.

Vous avez hésité à retenir Damien Chouly, très utilisépar Philippe Saint-André (29 sélections dont 25 sous l’ère PSA)…
Il est mon dernier choix en troisième ligne. Si son coéquipier Julien Bardy ne jouait pas pour le Portugal, je l’aurais privilégié. Chouly a de la roublardise et de la technique. Mais son usure, son allure générale et son aptitude très insuffisante au défi dans les zones d’affrontement le mettent loin de Picamoles et Goujon.

La paire de centres Bastareaud-Fofana est-elle assez créative à vos yeux?
Leur complémentarité est évidente. Leur normalité inquiétante, limite effrayante. Wesley Fofana était très créatif, il s’est renié. Mathieu Bastareaud, je le prends mais comme troisième ligne ou comme pilier gauche! Je plaisante à peine… Il faudrait quinze jours pour en faire un 3e ligne. Vu les qualités de combattants et de perforateurs de nos avants, je ne veux que des trois-quarts très joueurs. Au centre, je titularise donc Mermoz et Fickou : de vrais joueurs de rugby.

En deuxième ligne, pourquoi Thibaut Lassalle (Oyonnax, 27 ans), aucune sélection, et pas Sébastien Vahaamahina (Clermont) ou Romain Taofifuena (Toulon), plus expérimentés?
Lassalle est un guerrier. Devant, il faut beaucoup de « sans-pitié » comme lui. Des combattants au jeu prévisible à 99 %. Vahaamahina et Taofifuena ont des qualités athlétiques mais ce ne sont pas des guerriers. Ils ne déclenchent pas ce mimétisme enthousiasmant, y compris dans la vie de groupe. Je tolère des timides, mais pas chez les fantassins, ces joueurs capables de s’adapter aux imprévus d’un match. Parce qu’une Coupe du monde, c’est une aventure de trois mois, il faut une effervescence affective particulière.

Source: lejdd.fr

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