Le sélectionneur idéal c’est lui !

Alors que les sept sages de la Fédération française de rugby se réunissent pour trouver un successeur à Philippe Saint-André au poste de sélectionneur du XV de France, voici quelques qualités essentielles que devra posséder l’élu. En dehors de ses compétences techniques, bien sûr…

La prestance de Pep Guardiola (entraineur du Bayern de Munich en Bundesliga)

Certes, avec le poste, vient une dotation qui comprend un survêtement, divers polos, une grosse doudoune matelassée, un bonnet, une casquette et des claquettes. Le tout aux couleurs de l’équipe de France. Mais franchement, on préfèrerait voir le nouveau sélectionneur privilégier le costume Eden Park au bleu de travail Adidas.

Le poste a une portée internationale et il s’agit de perpétuer une certaine idée de l’élégance à la française. Et pour ce faire, on ne saurait trop conseiller au futur élu de regarder de loucher vers Pep Guardiola. L’entraîneur du Bayern Munich maîtrise comme personne l’art de mettre une cravate sous un pull en V sans passer pour un comptable sans fantaisie.

Un choix stylistique risqué mais qui peut établir une réputation. Surtout lorsqu’on assume le crâne rasé plutôt que de s’attacher à un reste de chevelure dont les beaux jours sont depuis longtemps révolus.

Le timbre de Claude Onesta (entraineur de Handball)

Il y a eu le débit mitraillette de Bernard Laporte. Inoubliable mais souvent incompréhensible. Il y a eu le mutisme agacé de Marc Lièvremont dont on se souviendra surtout que certaines questions l’embêtaient, pour rester poli. Et dernièrement, il y a eu le ton un brin pleurnichard de PSA. Désolé, mais quand on annonce qu’on va «mettre les casques à pointe» (sic) avec un ton qui laisse penser le contraire, le message ne passe pas.

Le nouveau sélectionneur devra donc en imposer vocalement, quitte à abuser de l’effet que produit une voix de basse. Le mieux serait de prendre des leçons auprès de Claude Onesta: le sélectionneur de l’équipe de France de handball dispose d’un organe unique qui impose immédiatement le respect, d’autant qu’il est associé à un message toujours limpide. Avec, en plus, cette pointe d’accent utile pour s’attirer la sympathie des amateurs de rugby.

Le charisme de Yannick Noah (ancien joueur de tennis)

Le nouveau sélectionneur aura la lourde tâche de faire oublier de longues années de résultats trop moyens du XV de France. Il devra incarner le renouveau et entraîner derrière lui joueurs et supporters. Et pour ça, il faudra un certain panache.

Sans forcément faire la chenille avec les joueurs autour du terrain après une victoire, on conseillerait bien au futur sélectionneur de s’inspirer de Yannick Noah version capitaine de Coupe Davis en 1991. Cette année-là, cinq ans avant un nouveau succès dans l’épreuve, il avait notamment réussi à transfigurer un génial revenant, Henri Leconte, vainqueur avec Guy Forget des Etats-Unis d’Agassi et Sampras, les All Blacks du tennis de l’époque.

xv de france 2

L’intransigeance de Vern Cotter (ancien entraineur Clermont)

Ces quatre dernières années, les joueurs ont été surprotégés par leur sélectionneur. Même quand les défaites étaient inexcusables, lui voyait toujours une raison de se réjouir. Et jamais les joueurs n’étaient remis en cause. Ces derniers n’avaient vraiment aucune raison de se plaindre des conditions de vie à Marcoussis.

Il faudrait peut-être changer tout ça. Un peu comme lorsque Vern Cotter est arrivé à Clermont. Certains sénateurs y ont perdu leur siège et les autres ont vite compris qu’il faudrait suer et saigner pour gagner une place dans l’équipe. Sans pour autant tout gagner sur leur passage, les Auvergnats en sont sortis transformés par les vertus du labeur. Au boulot, les Bleus! Et pas seulement deux mois avant la Coupe du monde.

La maîtrise du petit oiseau bleu

Les sages devront choisir un homme de son temps, proche des fans et adepte des réseaux sociaux. Philippe Saint-André dispose bien d’un compte Twitter fort de plus de 5000 abonnés mais il n’a jusqu’ici posté que 116 messages pour une majorité de retweets.

Une activité soutenue dans ce domaine permettrait de suivre les Bleus de l’intérieur et le distinguerait de ses congénères, tant les entraîneurs et sélectionneurs brillent par leur absence sur les réseaux sociaux. Sans forcément poster des selfies depuis les vestiaires ou envoyer des cœurs aux blessés, un sélectionneur connecté serait un atout.

Crédit photo : Amateur de rugby

Source : L’équipe

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