Joe Schmidt: «Parfois, il faut savoir gagner en étant laid»

Après la difficile mais précieuse victoire de l’Irlande face à l’Italie 16 à 9, le sélectionneur Irlandais Joe Schmidt reconnait que parfois il faut se contenter de ce que l’on a.

«Que vous inspire cette victoire difficile obtenue contre l’Italie ?
C’est ce à quoi on s’attendait, on savait que ça allait être difficile. On s’était préparé pour ça toute la semaine. Les Italiens nous ont rendu la vie difficile, on savait qu’ils devaient gagner eux aussi pour continuer à croire à la qualification. On a une ou deux choses à régler entre nous. Nous avons aussi rendu trop de ballons, on n’a pas eu beaucoup de possession de balle, on a aussi manqué d’intensité. On a marqué un bel essai, mais après ça, on a continué à leur donner des ballons. Ils étaient difficiles à percer surtout quand ils sont proches au score, ils s’accrochent. Notre défense en couverture a été excellente, on l’a vu sur le retour en coin sur Furno.

Les meilleures équipes savent gagner quand ce n’est pas leur jour. Est-ce que cela vous rassure d’avoir gagné de cette manière ?
J’ai dit dans la semaine que je serai satisfait d’une victoire même d’un point, même si c’est difficile pour le coeur. Parfois ce n’est pas votre jour, il faut savoir gagner en étant laid. Peut-être que ces deux dernières semaines, on a été bercé par nos succès. Aujourd’hui quand l’Italie a joué, elle ne nous a pas donné beaucoup d’opportunités. Plusieurs de nos mêlées ont été pénalisées.

Avez-vous eu assez d’adversité depuis le début de la compétition avant de retrouver la France ?
Contre le Canada ou la Roumanie, on n’a jamais vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Obtenir cet élan, ce rythme, cette dynamique, ça dépend aussi de l’opposition. Je ne pense pas qu’on ait bien géré le jeu italien, donc ce n’est pas la dynamique que l’on voulait pour la semaine prochaine. Les Français ont des attentes élevées, je pense que cela va être incroyablement difficile de les battre. Ils ont un peu plus d’armes que les Italiens, physiquement, ils ont quelques joueurs très puissants. Je vais faire beaucoup d’analyses au cours des prochaines 24 heures, passer les matches à la loupe, pour préparer un plan. Ce sera serré, ce sont des matches qui peuvent user et derrière on aura six jours pour jouer le N°1 (Nouvelle-Zélande) ou sept pour jouer une équipe (Argentine) en grande forme. On va essayer de se souvenir des bonnes choses d’aujourd’hui et des deux matches précédents et les garder pour le prochain match».

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