Hommage à ce Grand Nom!

Ce week-end aura lieu l’inauguration de la nouvelle tribune Gabarrou au stade du Castres Olympique. Ce stade du nom bien sur de Pierre Antoine.

Qui est ce Pierre-Antoine?

Il y a un nom connu de tous les fada de l’Ovalie, un nom qui résonne dès que l’on évoque le Castres Olympique, un nom qui mérite toutes nos attentions : Pierre-Antoine. Cet homme qui a, à jamais, marqué l’histoire du club.

Tarnais de pure souche, c’est dans la commune de Saint-Juéry que celui qui deviendra un joueur emblématique de rugby voit le jour, un mercredi 16 mars 1921. Alors, Jean Pierre-Antoine ne se doutait pas de l’étonnant et tragique destin qui l’attendait.
C’est en revêtant les couleurs de Gaillac que le jeune Jean découvre le rugby. C’est d’ailleurs peut-être l’air gaillacois qui réussit bien aux castrais. On ne peut pas passer à côté du fait que d’autres y sont passés, sous cette tunique rouge et noir, tels que Jean-Marc Aué (champion en 1993) ou encore Mathieu Bonello et Geoffrey Palis. Mais là n’est pas le sujet, parlons de ce grand 2° ligne, ce colosse, ce symbole parti trop tôt.
En 1944 alors que la guerre arrive à son terme, Jean Pierre-Antoine change de code et passe au rugby à XIII en intégrant le RC Albi XIII, avant d’opter finalement pour le Castres Olympique en 1947. Le nouveau Petit Gris devient le capitaine de l’équipe et c’est ainsi que s’entame l’ascension fleurissante du club tarnais. Cette année-là avec ses coéquipiers ils remportent la Coupe de France en battant le FC Lourdes. La « Machine » est alors en marche, la domination castraise commence. L’année qui suit c’est le Brennus que les joueurs ramènent à Castres, après l’histoire bien connue de la finale rejouée face à Mont-de-Marsan. Et pour continuer sur cette excellente lancée, rebelote en 1950, face au Racing Club de France cette fois-ci.
Par la suite les choses se corsent. Pierre-Antoine est toujours à la tête de l’équipe, mais celle-ci descend petit à petit dans le classement. Elle se hisse seulement en ¼ en 1952, et en ½ en 1956. L’équipe perd non seulement sa domination mais elle va aussi perdre tristement son héros.

Toute histoire a une fin. Bien sur celle-ci est une fin tragique. Pourquoi tragique ? Car dans celle-ci c’est le héros qui y laissera sa vie.

Nous sommes le 30 septembre 1956, sur le terrain deux équipes s’affrontent dans ce qui sera le dernier match d’un d’entre eux. Le capitaine du Castres Olympique s’est blessé à la tête durant le match, une blessure que l’on qualifiera de fatale.
Au terme de cette rencontre ce n’est pas « qui du Castres Olympique ou de l’US Montréjeau l’a remporté sur l’autre » qui restera dans les mémoires. Les gens se rappelleront seulement de cet homme qui s’est écroulé sous la douche, dans les vestiaires du stade des Ponts Jumeaux. Transporté immédiatement à l’hôpital de Purpan, Jean Pierre-Antoine s’éteindra deux jours après, victime d’une thrombose artérielle. Il s’en est allé dormir dans le Paradis Blanc à seulement 35 ans, laissant derrière lui femme et enfants.

Un hommage poignant lui est rendu quelques jours plus tard. Plus de 3000 personnes sont présentes aux obsèques.
Celui à qui on ne trouvait que des qualités, aimé de tous, aura laissé ses marques dans le monde du rugby.

On ne peut qu’adresser cette dernière parole à ce qui fut l’un des héros du club : « Le son de ton silence résonne encore et toujours. Dans ton antre. A travers nous. Nous, qui faisons vibrer ce stade qui porte fièrement ton nom. » (Parole d’un supporter qui veut rester anonyme).

Marie Colombier

Né à Castres en 1996. Actuellement en BTS Assistant Manager. Rédactrice pour Puissance Castres et actu-rugby.fr

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