Top14 – Hécatombe de blessés à l’UBB

TOP 14 – Décimée par les absences en tout genre, freinée par des maux récurrents, l’UBB tarde à trouver la bonne carburation alors que se profile un déplacement périlleux à Clermont.

La déroute à Oyonnax (37-19) avait fait mal au casque, la défaite contre Montpellier (22-24) a aussi fait mal aux corps. L’infirmerie bèglaise n’est pas prête de chômer vu l’hécatombe qui s’abat sur les bords de la Garonne. En plus des convalescents du dernier exercice Darly Domvo et Romain Lonca (en reprise), il y a les blessés de la préparation: Lionel Beauxis, Sébastien Taofifenua et Nans Ducuing (qui a rejoué). Puis celui du premier match Jandre Marais – Jean-Marcellin Buttin, victime d’un k.o. contre Castres est revenu contre le MHR -, ceux du voyage dans l’Ain: Blair Connor, Luke Braid et Yann Lesgourges.

Maintenant, c’est au tour du capitaine Matthew Clarkin (tendon rotulien) et du nouveauLoann Goujon (acromio-claviculaire) de mettre les pouces alors que l’UBB évolue déjà à flux tendu avec les absences de cinq mondialistes (Ole Avei, Met Talebula, Adam Ashley Cooper, Sekope Kepu et Sofiane Guitoune), en attendant l’arrivé en novembre du pilier sud-africain Steven Kitshoff.

« Le plan initial que l’on avait imaginé avec le président par rapport au calendrier est remis en question d’une semaine à l’autre », résume ainsi le manager Raphaël Ibanez. « C’est comme dans une entreprise, quand tu as la moitié des employés qui sont absents, c’est d’abord préjudiciable pour l’ensemble de l’entreprise et surtout c’est très dur pour ceux qui restent, sans parler du patron qui est obligé de gérer à la semaine et qui n’a pas une vision large ».

Cet aspect peut expliquer certaines sautes dans le jeu girondin, à la philosophie toujours identique mais bien plus contrariée désormais. Tous les adversaires de l’UBB connaissent parfaitement les bases de son jeu qui devient, sans nouvelles têtes ou forces vraiment vives, prévisible.

Dès lors, les maux des hommes d’Ibanez sautent aux yeux plus facilement et il serait un peu trop facile de focaliser uniquement sur le manque de puissance. N’en déplaise au CO, aux Oyomen ou aux Héraultais, la mêlée bordelaise tient son rang depuis le début de saison mais c’est davantage sur les phases de rucks (Castres et Oyonnax) et à l’impact (Montpellier) que le bât a vraiment blessé

« Ce qui nous met en encore en difficulté, c’est la conservation du ballon: des fautes techniques, dans l’exécution sous pression défensive. C’est le sujet sur lequel on doit se concentrer maintenant », poursuit Ibanez.

Source : Rugbyrama

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