Guy Novès, qui pour le remplacer à Toulouse ?

Désormais favori pour le poste de sélectionneur du XV de France, Guy Novès pourrait pousser les dirigeants du Stade Toulousain à une sérieuse prise de tête: qui pourrait le remplacer? Nos pistes.

Guy Novès au Stade Toulousain c’est 22 ans (on passera rapidement sur la première période, 1988-1990, où il n’avait pas pu s’imposer) d’un règne sans partage. Un règne doré où le club a remporté 10 titres de champions de France et 4 Coupes d’Europe (ainsi que deux finales). Un palmarès inégalé. Et un contrôle total sur son équipe. Autant dire que le successeur devra avoir les épaules solides et que la comparaison sera difficile à supporter. Qui osera s’y risquer ?

Yannick Bru : le retour du fils prodigue?

C’est le nom qui vient sur toutes les lèvres lorsqu’il s’agit d’évoquer la succession de Guy Novès. Après 9 saisons au talonnage des Rouge et Noir, Bru s’est brillamment reconverti en entraîneur des avants en 2007. Sous sa férule, le Stade Toulousain a gagné un équilibre magique, avec à la clé, 3 Boucliers de Brennus et une Coupe d’Europe. Depuis son départ pour entraîner les avants du XV de France, Toulouse a clairement perdu quelque chose au niveau du jeu. A tel point que des voix ont réclamé son retour en tant que numéro un. Même parmi les joueurs. Dans le lot de prétendants, il est assurément le plus légitime. Il a porté le maillot du club (règle non écrite mais respectée pour entraîner) et il a fait ses preuves en tant qu’entraîneur. On ne voit pas ce qui pourrait bloquer. A moins qu’une fois installé à la tête de l’équipe de France, Guy Novès ne veuille le garder auprès de lui.

Emile Ntamack : l’histoire d’un aller et retour

Le natif de Lyon est un pur produit du Stade Toulousain, le seul club dont il a porté les couleurs au cours de sa carrière (1995-2005). La panthère noire est restée fidèle à Toulouse en prenant en charge les U20 après sa carrière de joueur. Une expérience prolongée au sein du Pôle France de la FFR avant de devenir entraîneur des trois-quarts du XV de France sous Marc Lièvremont. Revenu s’occuper des jeunes Toulousains après le Mondial 2011, Ntamack peut être une piste sérieuse pour succéder à Novès. Sa vision du jeu des lignes arrières n’aurait aucun mal à coller à la philosophie du club, puisque les deux sont identiques. L’homme est charismatique et saurait trouver les mots pour faire passer un message clair. Même si la fin de son aventure dans le staff des Bleus a laissé poindre des failles dans son management.

Fabien Pelous : le passage à l’acte

Lui aussi a suffisamment porté le maillot rouge et noir (1997-2009) pour prétendre au poste. Et la carrière internationale du deuxième ligne (118 sélections) plaide également en sa faveur. Après avoir gagné 3 Brennus et 2 Coupes d’Europe, Pelous est allé manager l’équipe de France U20 avec un Grand Chelem à la clé en 2014. Il a récemment avoué ne pas avoir été candidat à la succession de Philippe Saint-André. Sa position pourrait être différente vis-à-vis de Toulouse et sa connaissance de la formation serait un réel atout.  Mais il sait où Novès a placé le curseur de l’investissement personnel avec Toulouse. «Quand je pense à lui, je pense à la soif de victoire. Toute sa vie semble intimement liée à cette envie de vaincre et de sans cesse s’améliorer.» Il est vrai que Novès est totalement habité par sa tâche, au point de parfois regretter d’en faire pâtir sa vie familiale. Fabien Pelous fait partie des consultant de Canal +, en plus de ses fonctions à la FFR. Il devrait renoncer à beaucoup pour se lancer dans l’aventure. Peut-être trop.

Christian Labit : le rendez-vous manqué

Christian Labit devrait déjà être dans le staff toulousain. Lorsqu’il fallait trouver un remplaçant à Yannick Bru, Labit était en bonne position pour reprendre le rôle. Surtout que son expérience avec Carcassonne, qu’il venait de faire remonter en Pro D2, était pleinement satisfaisante. Mais c’est finalement William Servat qui est devenu entraîneur des avants. Déjà dans la place, il ne fait aucun doute que l’ancien troisième ligne (1997-2007) serait en pole position pour passer à l’échelon supérieur. Aujourd’hui, c’est plus compliqué.

Fabien Galthié : la surprise du chef

Si Guy Novès prend la tête du XV de France, c’est que le poste a été refusé à Fabien Galthié. L’ex-manager de Montpellier va donc devoir rebondir. Et pourquoi pas à Toulouse ? Galthié n’a jamais porté le maillot du club, mais une ligne de son CV indique qu’il a été élu meilleur joueur du monde en 2002 pourrait plaider en sa faveur. De plus, sa vision du jeu pourrait coller avec celle du Stade Toulousain. Mais le fait de ne pas être issu de la famille rouge et noire risque fort d’être insurmontable.

Karl Janik : il connaît l’esprit de la maison

Actuellement entraîneur de l’équipe de France féminine de rugby, Karl Janik a été sensibilisé au rugby par Robert Bru, un des fondateurs du fameux jeu toulousain dans les années 80. Autant dire qu’il n’aurait pas de mal à se fondre dans le moule philosophique toulousain. N’ayant pas joué sous les ordres de Novès, l’ombre du commandeur serait peut-être moins pesante que pour d’autres.

Christophe Deylaud : le retour en grâce

Le Monsieur Plus du Stade Toulousain lors de ses quatre titres consécutifs (1994 à 1997) porte le club dans son cœur. «Ce que j’ai fait avec Toulouse restera gravé dans ma vie. Il y a ça et mes gosses…», avait-il confié à L’Equipe 21. Après avoir notamment entraîné l’Aviron Bayonnais et Agen, il pourrait être une option très sérieuse.

Jérôme Cazalbou : l’ambitieux

Sept fois champion de France avec Toulouse, l’ancien demi de mêlée devenu consultant pour France Télévision se verrait bien prendre des responsabilités au sein du Stade Toulousain. Il n’avait d’ailleurs pas manqué de donner son avis sur la question lorsque Toulouse était au creux de la vague en début de saison.

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