Guilhem Guirado : « Etre capitaine c’est énormément de fierté, d’honneur mais également énormément de pression

Dans une interview accordée à Sud Radio, Guilhem Guirado revient sur son capitanat.

Tu as officiellement été nommé nouveau capitaine de l’équipe de France de rugby. Qu’est-ce que tu as ressenti ?

C’est énormément de fierté et d’honneur. Mais c’est également énormément de pression parce que je sais que l’on va être attendu au tournoi parce que l’équipe de France dit renouer avec le succès en gagnant ce tournoi des 6 nations.

Tu l’as pris comme une marque de confiance ?

Je l’ai pris comme la continuité de mon année en équipe de France. Il y a beaucoup de joueurs expérimentés qui ont arrêté. Du coup on était quelques joueurs à pouvoir devenir capitaine et c’est tombé sur moi. Je suis un peu étonné, mais surtout très heureux.

Est-ce que tu as douté quand Guy Noves te l’a proposé ?

Non jamais. Je me suis focalisé sur mes taches en club. Maintenant ce tournoi d’une nouvelle ère va être le début de quelque chose et on a envie de renouer avec la victoire et de reconquérir l’Europe.

Tu vas succéder à Thierry Dusautoir. Est-ce que tu te sens proche de lui dans la façon de manager les hommes ?

J’étais très réceptif à son discours et on s’entendait très bien. Du coup je vais essayer de retenir quelques leçons et m’appuyer sur ça. Ce sera très différent de ce que j’ai pu vivre auparavant.

Tu as également été capitaine à Perpignan. En quoi tu as mûri ?

Au niveau de l’expérience et de joueur une année pleine. D’avoir gagné un titre avec le RCT m’a permis d’engranger beaucoup d’expérience en peu de temps. Je rends la confiance que l’on m’apporte. J’ai toujours essayé de donner le maximum. Mais quand on a que quelques bouts de match à jouer, c’est plus compliqué.

As-tu peur que ton capitanat perturbe ton rendement sur le terrain ?

Ce qui est sur c’est que je ne veux pas me prendre la tête avec ça. Ce que j’aime, c’est être sur le terrain. Je ne suis pas un homme de grands discours, mais j’aime que les choses se passent précisément et que l’on ait un maximum d’accompagnement dans la semaine et dans les matchs qui arrivent pour être bons sur le terrain.

À 29 ans tu penses être arrivé à l’âge de maturité pour être talonneur ?

Quand on est jeune, on n’en prend pas conscience parce que l’on a toujours faim. Mais c’est vrai qu’avec toutes ces années d’expérience, au niveau de la préparation des matchs et de notre utilité sur le terrain on a plus d’expérience. Ces années de travail m’ont permis de m’aguerrir et de faire une année pleine l’an passé.

Tu as participé aux deux journées de stage avec les joueurs. Quels ont été les deux principaux points évoqués ? Et est-ce que tu t’es déjà adressé à tes coéquipiers ou pas encore ?

Pas devant tout le monde, mais plutôt par groupe séparé. C’était surtout pour parler avec les nouveaux pour leur donner des repères. Forcément sur des journées comme ça on nous a présenté les bases du projet. Les nouveaux posent des questions par rapport à ce qu’ils peuvent découvrir ou comparer par rapport à leur situation en club. Du coup c’est du temps de travail gagné sur les prochaines séances sur le terrain.

Vous avez l’impression que l’attente est énorme sur ce tournoi ?

Oui, mais comme chaque tournoi. Ça fait longtemps que la France n’a pas réussi à le gagner et on se doit de le faire. On en rêve tous, mais ça va passer par 5 gros combats. On va déjà prendre les deux premiers matchs et se focaliser sur nous-mêmes.

Ce sera ton 6e tournoi des 6 nations. Est-ce que tu as le sentiment que c’est le tournoi d’une nouvelle ère ?

Bien évidemment parce qu’il va y avoir de nouveaux joueurs qui vont découvrir l’ambiance. Tout ça va être pris en compte. Il va falloir être revanchard et fier de ce que l’on sait faire en championnat. Alors, pourquoi ne pas le faire avec le maillot de l’équipe de France ? Il va falloir se libérer pour prendre énormément de plaisir.

Au-delà du jeu, est-ce que dans son discours le staff a mentionné l’importance du résultat ?

Évidemment. Mais il n’y a pas besoin de trop appuyer dessus. Nous sommes des compétiteurs. Toute l’année on s’entraîne dur pour gagner le match le week-end. Il n’y a pas trop de motivation à rajouter pour que l’on ait envie de gagner. On va faire en sorte que toute l’équipe soit motivée avec un maximum de repères pour gagner le premier match.

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