Fusion rejeté… le jour d’après !

Alors que l’on apprenait hier en début de soirée la démission du président du Biarritz Olympique Serge Blanco, aujourd’hui de nombreuses questions sont sur toutes les lèvres !

De nombreuses questions auxquelles le grand public ne connaît pas de réponse mais qui pourtant demande des réponses..

En premier lieu, on est en droit de se demander si Bayonne et Biarritz, chacun fort d’un déficit assez conséquent, seront toujours en Pro D2 l’année prochaine ?

Evalué au minimum à 1.7 millions d’Euros, le déficit du Biarritz Olympique fait froid dans le dos. Si à l’époque ou Serge Blanco était encore président du club avait une petite solution de replis avec le créateur de la société Capgémini Serge Kampf, pour combler certains déficits, aujourd’hui, la situation semble beaucoup plus critique en sachant que la mairie a déjà voté une subvention exceptionnelle de 1.5 millions d’euros

Pour Bayonne, la situation semble un peu meilleure mais pas moins alarmante. Comme l’indiquait le président de l’Aviron Manu Merin hier, avec 1 million d’euros à trouver avant début juillet les choses ne seront pas non plus très calme. Pire Rugbyrama nous informe dans un communiqué aujourd’hui que le club devrait trouver entre 1 et 1.9 millions.

S’il nous est impensable d’imaginer voir Biarritz ou Bayonne évoluer en Fédérale 3, il semble aussi délicat de penser que le gendarme financier, la DNACG, laisse passer des finances aussi fragiles. Il ne faut pas oublier que Lille s’est vu refusé sa monté en Pro D2 pour un déficit estimé à 800 000€

En second lieu, une question qui revient souvent sur les réseaux sociaux porte sur l’effectif actuel de chaque club !

Si aujourd’hui 15 joueurs (Pointud (Brive), Duhalde  (prêt, Brive), Spedding (Clermont), Loustalot (Grenoble), Roumieu (Stade Rochelais), O’Connor (Montpellier), Fa’aoso (Raçing 92), Ollivon (RCT), Etrillard (RCT), Muller (Stade toulousain), Senekal (arrêt), Vaka, Chocou, Ancely, Otazo) ont officiellement quitté le club Bayonnais, certains pourraient les imiter (Iguiniz, Monribot, Chisohlm, Macome, Rouet, Ugalde, Rokocoko, Whitelock, Fernadez, Bustos Moyano).

Dans le pire des cas, si tous venaient à partir, l’Aviron Bayonnais aurait à ce jour un effectif très jeune constitué d’une vingtaine de joueurs: trois piliers (Lapeyrade, Van Rensburg, Bruno), deux talonneurs (Arganese, Labouyrie), deux deuxième-lignes (Taele, Gravier), cinq troisième-lignes (Gayraud,Marmouyet, Chouzenoux, Haare, Visensang), pas de demi de mêlée, un demi d’ouverture (Stewart), trois centres (Foketi, Lovobalavu, Larrart), quatre ailiers (Jané, Sayerse, Laveau, Fuster) et un arrière (Elissalde).

Annoncé avec un budget de 15 millions d’euros, la fusion basque aurait pu prendre en charge les gros salaire des deux clubs. Sans cela, la donne est toute autre et de nombreux joueur pourraient connaître la même situation que certains de Biarritz ou de l’USAP l’année passée après leur relégation en pro D2, c’est à dire une baisse conséquente de leur salaire… ou bien partir du pays Basque.

Côté Biarrot c’est un peu plus calme. Si l’arrivée de l’ancien catalan Bertrand Guiry était actée (mais peut être remise en cause ?!), les départs de Mathias Marie (Grenoble), Magnaval (Racing 92), Roussarie (Tarbes), Addison Lockley (Tarbes), Van der Walt (Stade Toulousain)… sont d’ores et déjà actés et pour eux aussi il va falloir recruter.

En 3ème lieu, le recrutement :

Il ne manquait pas de joueurs en cas de fusion des deux clubs basques. Aujourd’hui la donne est toute différente et il va certainement falloir recruter pour combler des effectifs bien dégarnis.
Malheureusement pour Bayonne et Biarritz, la saison est terminée depuis de nombreux jours et les clubs ont pratiquement déjà bouclé leur recrutement et prolongé leurs joueurs qu’ils estiment correspondent à leur système de jeu. Aujourd’hui il ne reste donc plus grand monde sur le marché. Nul doute que le premier recrutement se fera en interne en essayant de retenir des joueurs performant mais en leur diminuant le salaire. Dans un second temps les deux clubs basques pousseront certainement la porte des joueurs au chômage pour compléter leur effectif, un pari dans lequel quelques bonnes trouvailles sont toujours à espérer (NDLR : L’exemple parfait est celui de Robins Tchale-Watchou lorsqu’il a signé à l’USAP)… de toute façon, ont-ils vraiment le choix ?

Et enfin en dernier lieu, la reprise de l’entrainement…

Fixé en début de semaine puis finalement repoussé au  29 juin, la reprise de l’entrainement tant pour Biarritz que pour Bayonne n’est pour le moment pas définie. Une chose est certaine, il ne va pas falloir attendre longtemps car de nombreux clubs ont déjà repris le chemin des pelouses ce lundi et ne leur feront aucun cadeaux

 

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