David Couzinet mis KO pendant les Fêtes

Il régnait, hier au tribunal, comme un avant-goût de Fêtes de Bayonne. De ces fêtes qui laissent un fort goût d’alcool, et parfois de sang, dans la bouche.

Sur le banc des victimes, le joueur de rugby du Biarritz Olympique, David Couzinet avait plié son double mètre. Il entendait obtenir réparation des blessures subies dans la soirée du 27 juillet 2014, lors des Fêtes, à la Bodega Chez Gilles.

À la barre, le prévenu, Xavier Lesca, de moindre gabarit (1,75 m), tout de même ancien joueur biarrot, mais de Nationale B ; qui exerce dans le nettoyage, et émarge de fait au Smic. Caricaturalement, tout oppose les deux adversaires d’un soir de fêtes. Y compris une certaine idée des joueurs de rugby « des bourrins », qualifie le prévenu, qui a rompu avec le milieu.

Mais le 27 juillet, vers 23 h 30, le plus petit a mis le plus grand KO. Parce qu’il entend son frère, qu’il décrit comme « fragile », dire à David Couzinet « tu pourrais t’excuser », il se serait précipité pour le défendre. Le frérot aurait été poussé par le deuxième ligne, qui n’est pas connu pour faire dans la dentelle, et qui se frayait un chemin vers la sortie. Xavier Lesca assure avoir agi par « légitime défense », selon la thèse qui sera développée par son avocat, Me Nouhou Diallo.

« Fait plier la jambe »

Le quadragénaire utilise une technique que l’avocat de David Couzinet qualifie de « close-combat », et cite ses déclarations : « Je l’ai attaqué par-derrière, et fait plier la jambe […] Je l’ai frappé au visage. » Le résultat : le géant est à terre. À l’audience, il dit ne se souvenir de rien. « Je vois le visage de Monsieur pour la première fois. » Le visage de David Couzinet est, lui, montré en photo, sanguinolant après les faits et tuméfié quelques jours après ceux-ci. Le nez comptait six fractures, il souffrait d’un traumatisme crânien et avait reçu des médecins des points de suture et une incapacité totale de travail de 15 jours.

Le prévenu raconte, lui, que l’affrontement a eu lieu en deux temps, et qu’il aurait été menacé par un poing armé du joueur gigantesque. Olivier Janson, pour le ministère public, demande d’écarter la thèse de la légitime défense dans la mesure où Xavier Lesca aurait déclenché les hostilités. « Nous avons chaque année, lors des Fêtes de Bayonne, des faits de violence grave, ayant débuté de cette façon », rappelle le procureur avant de requérir la peine de trois mois de prison avec sursis. La décision sera rendue jeudi 16 juillet.

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