Cet entraîneur déclare sa flamme au Rugby Club Toulonnais

Dans son interview accordée au Midi Olympique, l’ex-entraîneur des avants du Rugby Club Toulonnais Jacques Delmas A évoqué les très bons moments vécus avec le club Varois.

Ainsi, Jacques Delmas ne cache pas à dire que Toulon est le plus bel endroit pour jouer et entraîner. Extrait:

« J’ai vécu une aventure que je ne pourrais jamais revivre ailleurs. Ça a été tout sauf un long fleuve tranquille. C’est aussi pour ça que ça a été aussi passionnant. Il y avait les saillies de Mourad dans les journaux qui ne me plaisaient pas, Bernard qui me disait de la fermer et de calmer le jeu… C’est très toulonnais comme relation. Cet atmosphère fait le charme de ce club. Quand tu as vécu trois ans là-bas, tu te rends compte que c’est le plus bel endroit pour jouer et entraîner. Je me sens même plus comme un poisson de Méditerranée que de l’Océan dorénavant. J’ai réussi à m’y faire adopter et j’envisage, pourquoi pas, de m’y installer un jour. » 

Par ailleurs, ce-dernier a avoué qu’il n’aurait jamais pensé vivre une telle expérience à Toulon. Il explique avoir été un réel privilégié. Extrait:

« Saint-Exupéry a dit : « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité. » C’est exactement ce qui s’est passé. Bernard m’avait envoyé un texto avant que j’arrive : « Prépare-toi, on va se régaler. » Même en imaginant le meilleur, je n’aurais jamais cru vivre ça. Je ne parle même pas du sportif mais de ce que nous avons partagé à trois. Pierrot Mignoni, c’est ma plus belle rencontre dans le rugby et Bernard, c’est mon ami. J’étais au bon endroit au bon moment avec les bonnes personnes. C’est le secret de cette belle réussite. Je me considère comme un privilégié. D’autres auraient pu très bien le faire à ma place. Mais c’est moi qui y étais. »

De son expérience à Toulon, Jacques Delmas se remémore plusieurs souvenirs, notamment la grosse tristesse de Jonny Wilkinson lors d’une défaite à Toulouse en 2014. Extrait:

« J’ai des images qui reviennent. Par exemple, ce match perdu à Toulouse en 2014. Jonny Wilkinson rentre à vingt minutes de la fin et passe complètement à travers. Au moment de rentrer dans les vestiaires, il est inconsolable. Ce mec qui nous a tant fait gagner, ce champion s’effondre… Ça m’avait bouleversé. Et six mois après, il nous offre le Bouclier. Le moment où Pierrot m’annonce qu’il part m’a aussi marqué. Le jour où je me suis retrouvé sur ce parking de Berg pour le mot de la fin, aussi… »

L’ancien Varois explique que les rencontres représentent la richesse de ce métier d’entraîneur. Extrait:

« Sportivement, j’ai autant de mérite d’avoir participé à la quête de ces trois titres avec Toulon que d’avoir fait monter Périgueux et Grenoble. Mais bon, le palmarès, c’est joli sur le C.V. La richesse de ce métier, ce sont les rencontres. Le rugby n’est qu’un prétexte. À Périgueux et à Grenoble, je me suis régalé. Au BO, c’était un peu comme au RCT. J’ai aussi gardé un souvenir magnifique de Paris, une histoire de dix mois, particulièrement intense. Mais Toulon occupe effectivement une place à part. C’était plus fort que tout le reste. À Toulon, vous savez, je faisais table avec les Fresia, Escande… Le rugby n’est plus le même sport qu’avant mais il y a encore de belles histoires. Ça reste un métier de privilèges. Après avoir vécu tant de grands moments, je ne peux pas faire le blasé. »

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