Alain Tingaud : «On est plus prêt à affronter le Top 14 qu’en 2010»

C’est un président du SUA très heureux bien sûr, mais en même temps très serein, qui s’est présenté face à la presse à l’issue de la victoire face aux Montois.

Président, c’est un match à l’image de la saison, une victoire dans la douleur ?

On revient du bout de l’enfer de nulle part. Le match le plus dur c’était aujourd’hui. Les autres on les méritait, celui d’aujourd’hui aussi, mais il a fallu chercher jusqu’au tréfonds de nos capacités. Je veux rendre hommage à Mont-de-Marsan. Quand je disais au déjeuner d’avant-match que c’était eux les favoris, j’avais raison.

Jusqu’au repas d’avant-match, vous êtes restés dans la position d’outsider.

(rires) J’ai pris le micro pour leur dire, ça les a fait rire. Après tu as le droit de gagner même quand tu dis ça (éclats de rires).

Comment on la voit cette future saison en Top14 ?

Ce soir je ne vois pas grand-chose. J’ai travaillé sur les deux scénarios A en Pro D2 et le scénario B en Top14. Le scénario Top14 est extrêmement bien ficelé mais ce n’est pas ce soir que je vais en parler. Ce soir je veux savourer qu’on a gagné une finale, mais je vous promets que tout est préparé et que vous aurez des surprises.

Est-ce qu’elle vous fait peur cette saison de Top 14 à venir ?

Rien ne me fait peur, il n’y a que les objectifs inatteignables dans la vie qui font peur. Celui-là, il était atteignable, après il faut se préparer. On est plus prêt aujourd’hui à affronter le Top 14 qu’on ne l’était en 2010. On est mieux structuré, plus professionnel et en capacité d’avoir un budget, grâce aux droits TV auxquels j’ai contribué, beaucoup mieux maîtrisé. On va faire un bond dans la dynamique d’un club. Ce qu’a réussi à faire Oyonnax, Bordeaux. Agen peut exister entre Bordeaux et Toulouse. Je vois la tête de certains dirigeants du rugby bordelais et toulousains qui se posent des questions. Je pense qu’on n’était pas supporté par tout le monde.

L’important c’était d’être supporté par 9 000 Agenais en tribunes. On sait où on va, avec le staff qu’on avait déjà renouvelé, avec de nouveaux sponsors, qui ne pouvaient s’engager que si on montait. Tout cela va se mettre en place dans les prochaines semaines. J’ai envie de dire aux 8 500 personnes qui étaient présentes pour nous soutenir. Qu’ils ne mentent pas, ils ont bien la tenue bleue et blanche, ils peuvent venir avec à Armandie car ils l’ont chez eux maintenant. Revenez en Top14 avec le bleu et le blanc et tous les drapeaux car ce qu’ils ont montré aujourd’hui (lire hier) à Toulouse, c’est formidable.

Oyonnax et Brive sont des modèles ?

Il n’y a pas de modèle. Chacun doit se créer son modèle économique. Sur la stratégie de formation nous sommes en avance. C’est évident que nous n’avons pas le même bassin économique que Bordeaux, on n’a pas un stade comme Chaban avec 30 000 personnes, donc il faut qu’on trouve notre modèle économique. Cela fait 8 ans que je suis président et que je dis que le club ne doit pas dépendre de moi. Il faut que ce club ait un modèle économique avec des dirigeants capables de piloter un club sans mécénat. C’est vrai que par moments je fais le pompier, je fais un chèque, personne ne me met un pistolet sur la tempe pour le faire. C’est parce que je suis amoureux du SUA que je le fais, mais on a construit un modèle économique qui fera qu’on n’aura plus à le faire.

Comment vous avez vécu cette journée ?

Pleine, parce que je suis arrivé hier avec mon épouse. On a voulu rester en dehors de la ville. On a dormi à l’hôtel des joueurs avec mes deux présidents délégués, Gillles Bertrandias et Jean-François Fonteneau. C’était très calme, très serein. Les mots que j’ai prononcés ce midi, c’était 35 secondes de discours. Il n’y a pas grand-chose à dire. Ce club aujourd’hui est en train de se construire dans la difficulté mais cette construction est un gage pour l’avenir. Toutes les pièces du puzzle peuvent peut-être s’assembler.


Recrues : Tingaud connaît «Millo»

Lorsqu’on l’a interrogé sur l’effectif de la saison prochaine, Alain Tingaud a eu cette réponse : «L’année prochaine il faudra de la gestion dans le détail, du haut niveau et des joueurs dans toutes les lignes. Il faut doubler la qualité des joueurs qu’on a dans toutes les lignes. Ce sera 6 à 8 joueurs supplémentaires, ça, je l’ai déjà dit. Rien n’est fait, comment signer un contrat alors qu’on ne savait pas si on allait jouer en Top14. Il y a des contacts, mais on a jusqu’au 15 juillet donc on a le temps. Comme ça les journalistes vont travailler jusqu’au 15 juillet. Vous n’aurez aucun nom ce soir.» Un confrère d’insister : «Et Romain Millo-chluski ça vous parle» «C’est un très bon joueur formé à Massy, un club dont j’ai été le président (rires)».

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Source : La dépêche

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