Agen : Elu Homme du match, Burton Francis n’a pas tremblé !

Ce n’est pas le pied de Burton Francis qui a tremblé, hier, à Toulouse, mais celui du Montois Emmanuel Saubusse. Après deux matchs sans réussite aux tirs au but, l’ouvreur agenais a surtout sorti une énorme seconde période avec notamment un plaquage déterminant dans les dernières secondes.

La scoumoune est contagieuse. À moins que Burton Francis n’ait marabouté Emmanuel Saubusse… Le demi de mêlée montois a manqué, hier, à Ernest-Wallon, la transformation de la «gagne» mais aussi — et peut-être surtout — une pénalité capitale à la 63e. L’ouvreur agenais est certainement celui qui comprend le mieux, aujourd’hui, la détresse de Saubusse. Dans ce périlleux exercice des tirs au but, Burton a manqué ses deux rendez-vous face à Perpignan. À Armandie et à Aimé-Giral, il a laissé des points en route. Heureusement sans conséquence.

Il était attendu au tournant, hier, à Toulouse. Il a répondu présent. Mais pas forcément là où il était le plus attendu. En seconde mi-temps, lorsque la grosse vague montoise s’est abattue dans les 22 agenais, Burton Francis s’est transformé en machine à découper. Il a, enfin, sorti un plaquage gigantesque dans les dernières secondes de la rencontre. «Il a souvent été critiqué à ce niveau-là, explique le capitaine Lionel Mazars, mais là, il a mis le plaquage offensif quand il le fallait». «Ce n’est pas ce geste qui est important, rétorque Burton. C’est surtout le travail des avants lors de la dernière mêlée qui est essentiel». À l’image de cette petite tape sur l’épaule de Lamoulie (36e) pour le réconforter après un dégagement gâché par un mauvais rebond, le demi d’ouverture sud-africain a le sens du collectif.

«Stéphane m’a beaucoup aidé»

Il entre timidement dans la rencontre. Pour tout dire, son entame de match est compliquée. Guère idéale pour se mettre en confiance. Un dégagement trop long qui termine en ballon mort (5e), une impossibilité de se sortir de la zone défendue d’un regroupement (7e) — heureusement Saubusse ne met pas dans le mille -, un tir au but manqué (9e) de, c’est vrai, 50 m à gauche des barres, un ballon contré (10e)… On peut aussi évoquer ce ballon qu’il aurait pu transmettre plus tôt à Lamoulie (17e), juste après le premier essai encaissé par le Sporting.

Il y a encore cette tentative de drop (19e) forcément sans conviction puisque le Sporting bénéficie d’une pénalité dans la foulée. À 35 m, à gauche des pagelles. Cette fois, c’est dedans. Il l’a senti au moment de la frappe. Il s’est baissé pour ramasser le tee sans même suivre du regard la trajectoire de la balle. Un signe d’un retour de confiance ? Sur le coup de pied suivant (30e), à 20 m en face des poteaux, il récidive. Il est dans la partie. «Après mes deux mauvais matchs, je suis resté concentré, confie-t-il. Je savais que la pression était sur moi mais toute l’équipe m’a bien entouré. Stéphane (Prosper) m’a beaucoup aidé». Son premier éclair est venu à la 44e. Il s’infiltre, fait la passe décisive pour Paris. On le retrouve deux minutes plus tard pour une passe au pied à l’attention de Toua…

À la 54e, il récompense un énorme boulot des «gros» en enquillant la pénalité permettant au SUA de mener 16-10. Au-delà du score, il y a là un impact psychologique. Cette pénalité fait mal à Mont-de-Marsan.

Par contre, un peu plus tard, Narjissi au sol, blessé, il tape tout droit, ne prend pas la touche, exposant le SUA à la pression montoise. Une pression à laquelle il va résister sans jamais plier. Burton Francis a un mental d’acier. Personne à Agen n’oublie qu’en décembre dernier, il s’entraînait tout seul sur le terrain d’Armandie avec juste sa femme pour lui passer la balle.

La semaine prochaine, il rejoint l’Afrique du Sud. Vacances méritées.

Au fait, que s’est-il dit juste avant que le pied de Saubusse ne tremble… «Je pensais à la minute suivante. S’il marquait, j’aurais à faire un renvoi court afin d’augmenter nos chances de récupérer la balle ou un renvoi long»… Il n’imaginait par contre pas qu’il y aurait un tampon à mettre.

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Source : La dépêche

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